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samedi, 5 mars 2016

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La décision de Pouria Amirshahi

arton2187.jpgTout d’abord, bravo Monsieur et respect. Pouria Amirshahi, Député élu en 2012 d’une des circonscriptions des français de l’étranger, a décidé hier de quitter le PS.  Il s’agit là d’une décision politique, réfléchie et murie, longuement sans doute, évidemment en raison d’un profond désaccord de fond avec la politique du gouvernement actuel. Il l’a prise seul apparemment, et n’a pas perdu de temps à discuter des heures durant avec des décombres du vieux paysage politique qui l’auraient retenu pour essayer de le convaincre qu’il fallait rester encore et encore, donnant ainsi à d’autres un droit de veto sur ses propres décisions. Comme une mise sous tutelle intellectuelle en quelque sorte. Les actes courageux même collectifs, commencent d’abord par des décisions individuelles. Et, comme toujours, cette décision vu comme « en solo » n’a rien d’un chant solitaire. Je vois d’ailleurs là comme un écho à d’autres discussions et mini-controverses sur la méthode. Passons. Bref, c'est un acte d'insoumis. Je l'applaudis.Cet homme veut simplement que ses actions soient en accord avec sa conscience. Qui peut le blâmer ? Sur la politique de MM. Valls et Hollande le jugement est implacable et valide ce que nous portons dans le débat public depuis 2012. Parmi d’autres formules, de son interview dans Le Monde (lire l’intégralité ici) je retiens une de ses phrases : « La France n’est pas gouvernée par l’aile droite du PS, mais par des néoconservateurs, dans tous les domaines, à quelques exceptions près… D’ailleurs, leurs alliés sont désormais issus du bloc réactionnaire : déchéance de nationalité, état d’urgence, surenchère pénale, droit du travail. »

tip-of-the-iceberg-titanic-wallpaper-2.jpgUne nouvelle fois, je veux saluer ce geste fort. Il n'a rien d'anecdotique comparable au départ du PS de Thomas Thevenoud (souffrant lui d'une phobie administrative dont seul les privilégiés peuvent se permettre)  comme le fait le quotidien Libération par exemple avec une certaine légéreté. Et j’observe au passage l’absence de réaction officielle du côté de la rue de Solférino, même si Amirshahi en était adhérent depuis près de 30 ans. Comment s’en étonner ? Une bureaucratie, de surcroit enivrée au biberon de l’ordo-libéralisme,  n’a pas de sentiment. Elle n’a que des intérêts : le maintien de ses privilèges matériels. « Un homme à la mer, continuons notre route et accélérons la cadence ! » semble être l’état d’esprit général de ces gens là, et jouez orchestre, pour couvrir la voix de ceux qui hurlent, même si nous fonçons vers l’Iceberg. Et puis surtout ils n’auraient rien à lui répondre si ce n’est « fais pas l’idiot, pense à ton indemnité mensuelle ». Mais justement, Pouria Amirshahi a annoncé qu’il ne se représenterait pas en 2017… ce qui, pour un cadre solférinien est sans doute ce qu’il y a de plus iconoclaste. Bienvenu dans le camp de ceux qui ne font pas passer leur propre réélection avant leurs convictions. Je mesure ce que cela représente pour en avoir personnellement fait l’expérience.

Plus fondamentalement, je consacre ce billet de blog à cet acte que je considère important, car les analyses publiques que nous livre Pouria Amirshahi pour donner toute sa cohérence à cette rupture sont intéressantes. Nous devons en discuter et je crois que c’est d’abord à lui même de créer les conditions de cet échange.

Je le cite à nouveau : « Je quitte le PS et le monde des partis en général, rhizomes d’un système institutionnel à bout de souffle. Ils sont devenus des machines électorales sans grande conviction, sans promesse d’avenir heureux pour le pays. Ils sont au mieux incapables, au pire dangereux comme par exemple le Front national. Notre système, confiscatoire de pouvoirs et de richesses, mène à l’abîme démocratique, social ou écologique.

Et les partis semblent ne pas pouvoir faire grand-chose quand ils ne sont pas carrément dans le renoncement ou la complicité. Le mien est sans ressorts, sans idées malgré de nombreuses bonnes volontés avec qui je continuerai de partager des espaces de réflexion et d’action. Il y a chez nous comme ailleurs une caste de technocrates et de possédants de plus en plus puissants, et c’est contre cela que la gauche et les authentiques républicains doivent lutter. »

41RJHqaEj-L._AC_UL320_SR202_320_.jpgQue tirer comme conclusions de cette analyse ? C’est là le passionnant nouveau débat qui s’ouvre me semble-t-il. Il nécessite que nous empruntions des chemins nouveaux. C’est aussi ce que nous faisons avec mes amis et camarades. N’y a t il pas convergence forte avec ce que nous disons et faisons de notre côté ? Je le crois. Ne retrouve-t-on pas des vues communes dans tout ce qui s’exprime sur le site www.JLM2017.fr ? Avec toutes les contributions que l’on peut y lire ? Avec les 70 000 personnes qui ont apporté leur soutien en 3 semaines ? Pourquoi faire mine de ne pas l’entendre, de ne pas le voir ? Je prends, parmi d’autres, une récente phrase puisée du dernier billet de blog de Jean-Luc Mélenchon que décrit notre feuille de route : « L’objectif est de permettre à une nouvelle majorité de se créer, à partir de l’action populaire, hors des négociations des partis. » Sommes-nous d’accord ? Sur quoi existe-t-il de possibles divergences  à ce sujet ? Cette 6e République que nous souhaitons naîtra d’une Assemblée Constituante qui permettra à notre Peuple de se refonder, comment faire avancer cette idée ? Comment affiner toutes ces analyses sur la façon dont les citoyens peuvent s’approprier l’action collective pour en rester maitre jusqu’au bout ? Jean-Luc Mélenchon développe des propositions concrètes dans son stimulant livre l’Ere du Peuple (le droit d’initiative directe notamment, avec l’instauration d’un droit, pour les citoyens, de révoquer les élus à partir de la mi-mandat). Qu’en pense Pouria ? Que pense-t-il de tous ce que nous avons écrit et dit depuis ces années ?

9782213686660-001-X.jpegAutre exemple, ma camarade Raquel Garrido a fait l’effort d’en lister une série de propositions dans son Guide citoyen de la 6e République paru chez Fayard. Je la cite aussi car cette dernière fait partie d’une génération militante que Pouria connaît bien. Et bien sûr il y a la contribution si importante du Mouvement pour la 6e République M6R qui participe à cette réflexion de façon stimulante depuis un an et demi, en ayant obtenu l’adhésion de plus de 100 000 personnes. Je les cite eux car ils sont mes amis et mes proches, mais il existe aussi bien d'autres initiatives et cadres de regroupement qui expriment la même recherche et exigence. Aussi, pour répondre à toutes ces questions, et beaucoup d’autres, une discussion entre nous (mais pas seulement) peut apporter des réponses (et des actes utiles). La critique que nous portons sur les appareils politiques et la façon dont ils nourrissent le système antidémocratique de la Ve République, ne doit être pas être prétexte à l’émiettement et, de fait, à l’affaiblissement de nos actes. Ne faisons pas semblant de ne pas entendre ce que disent les uns et les autres, peut être en d’autres termes mais en réalité de façons si comparables, et continuer chacun à courir dans son propre couloir, la nuque raide, en s’interdisant d’observer ce que font les autres ?

Et je dis surtout à Pouria : cette critique fondamentale que nous portons aux institutions actuelles, cette volonté de désobéissance aux traités européens, cette exigence de justice sociale, ce refus de la destruction de notre écosystème ne peut être absent du grand débat qui s’annonce pour 2017. Cette puissante volonté d’insoumission à l’ordre actuel (je devrai dire le désordre) doit faire mouvement commun. C’est urgent. Sinon à quoi bon ? Cette jeunesse qui se dresse contre la loi El Khomri est un élément de la réponse (Avez-vous d'ailleurs signé la pétition demandant son retrait ?). Mais, surtout ne faisons pas que la flatter avec des arrières pensés comme certains pourraient y être tentés, en faisant croire qu’elle seule réglera tous les problèmes. Au passage, je n’oublie pas la contribution déterminante des organisations syndicales (CGT, FO, SUD, etc..) de salariés qui appellent à refuser cette loi scandaleuse, notamment le 9 mars prochain.

????, ?????????? ??????? (Mountains in Khakassia)Mon message est clair. Que tous ceux qui ont accumulé une expérience indispensable à notre combat commun, ne perdent pas de temps à le faire partager pour en faire un bien commun utile à la lutte. Evitons aussi les facilités. Certains parmi nous ont accumulé des qualités qui doivent être mises à la disposition de tous. Ne faisons pas comme si rien n’existait depuis 2012 notamment. Aller au combat de 2017, avec les meilleurs outils entre les mains, c’est refuser de se vivre comme des minoritaires, comme des vaincus d’avance qui prennent acte « pour l’histoire » et se réfugient dans la « réflexion pour demain»… La victoire sur nos idées est possible, bientôt, maintenant, à condition que nous agissions toujours avec l’ambition de porter au plus haut nos ambitions.

Je conclus par des mots plus personnels. Je connais Pouria Amirshahi depuis plus de 25 ans. Ensemble, nous avons mené beaucoup de combats communs, des engueulades aussi parfois (notamment sur le ton avec lequel nous critiquions ce gouvernement...mais dont il dit autant voire pire à présent), des rires et quelques larmes. Il me revient la grève de novembre et décembre 1995 contre le Plan Juppé et ses conséquences sur les universités où nous militions alors… Constater que nos rêves de jeunesse, malgré le temps passé, convergent, intacts une nouvelle fois, m’apporte une dose de bonheur rassurante en ces heures où la résignation et la mesquinerie triomphent en apparence et servent de masque à des godillots indemnisés. Mais, cette désolation est en apparence seulement. Insoumis, levez vous ! Ils sont de plus en plus nombreux à le faire. Je veux voir dans le départ du PS de Pouria une nouvelle confirmation que ce vieux monde et son ridicule petit personnel est en train de s’effondrer. Plus rien ne sera comme avant. Le meilleur comme le pire peut naitre de tout cela. Le futur dépend de nous et de tous ceux qui ne veulent plus lier leur sort à cet ordre ancien si détestable en ayant la conviction que le système actuel « mène à l’abîme démocratique ». Oui Monsieur. Et maintenant ? Il faut agir pour changer les choses…

mercredi, 2 mars 2016

mar. 16
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Mars et si la fin de l’hiver passait par le retrait de la loi El Khomri ?

Plus que le Dieu de la guerre, on oublie trop souvent que dans la mythologie, Mars est aussi et surtout le Dieu de la jeunesse. Celui qui marque la fin de l’hiver puis le début du printemps. Je vois cela comme un présage encourageant aux temps actuels. Et si ce mois de mars était celui de la fin d’un long hiver politique ? Et si c’était le mois du retour du printemps des combats collectifs et des victoires sociales tant espérées ? D’un lendemain meilleur où la jeunesse marcherait devant et nous enorgueillirait de son courage et de son intelligence…

Et si le fond de l’air n’était pas aussi glacé qu’il n’y paraisse depuis quelques mois ?

myriam-el-khomri-Gattaz.jpgEt si, loin des débats poisseux sur la religion supposée des uns et des autres, revenait au premier plan la question sociale et la passion inépuisable d’égalité qui caractérise le peuple français ?

Car ces jours-ci, quiconque a pris le temps de discuter du sujet avec ses collègues de travail, au comptoir d’un bistrot ou lors d’un repas de famille l’a ressenti clairement : la loi travail dite « loi El Khomri » fait la quasi unanimité contre elle. Je lui donne volontairement le nom de la Ministre du Travail qui la porte dans le débat public, bien qu’elle soit en réalité directement l’œuvre de MM. Valls et Hollande. En écrivant cela, je ne minimise pas le rôle personnel de Mme Myriam El Khomri qui savait dès le départ et dès sa nomination qu'elle n'était là que pour faire une "sale besogne" contre le code du travail présenté comme un obstacle à l'emploi. A moins qu'elle n'écoutait pas Manuel Valls et François Hollande dans leurs provocations multiples et répétées marchant dans les pas du Medef. Elle fut choisie dans un but d'efficacité pour incarner une sorte de jeunesse en lutte contre les "conservatismes" qui auraient été les critiques des syndicats ouvriers. Misérables artifices. Ses manœuvres de communicants ont explosées en vol. Tant mieux. Et dans la jeunesse justement, pas celle qui qui comme Mme El Khomri ne connait du travail que la vie si particulière de collaboratrice d'élu ou directement d'élu et ministre, le rejet est très net. Tout le monde est contre cette loi. Comme toujours dans ces cas là, les raisons du refus sont multiples. La liste est longue. Refus de voir ses droits de salariés remis en cause, inquiétude de connaître une vie professionnelle toujours plus difficile pendant des décennies, colère contre le constat que ses enfants vivront dans des conditions plus précaires que soi-même, indignation d’entendre sempiternellement les mêmes arguments portés par le PS avec les mêmes mots que la droite pour précariser l’ensemble des salariés, etc. Bien sûr, tout le monde ne connaît pas l’ensemble des articles sur le bout des doigts mais chacun a bien compris le danger individuel et collectif du texte. Et je dois dire que je suis étonné de constater combien beaucoup de gens, et particulièrement les jeunes, sont allés sur internet pour se renseigner sur tel ou tel article de la loi dont ils ont entendu parler et qu’ils ont voulu vérifier. Ainsi, par toutes ses capillarités, la société se mobilisent. Elle débat, s’interroge, s’organise… et commence par son action à refuser la fatalité qu’on veut lui imposer à coup de « No future » déprimant. Le niveau de conscience collective monte. Le niveau d’exigence aussi. Et les citoyens refusent de plus en plus les mensonges et les manipulations dont ils perçoivent plus rapidement qu’avant, les rouages et la vulgarité du stratagème.

Place au temps de l’action collective: réussir le 9 mars !

Entrons dans les choses concrètes, le mercredi 9 mars, une première manifestation est appelée par des organisations de jeunesse syndicales, associatives et politiques. A Paris, elles donnent rendez-vous à 14h Place de la République. Cette initiative permet de rassembler l’ensemble des initiatives qui se montaient ici ou là. Des organisations syndicales de salariés seront là également (SNCF, RATP, etc…). Il est important de faire de cette première journée de mobilisation du 9 mars un succès. Cela donnera le ton pour les autres initiatives qui suivent et notamment la grande journée d’action syndicale du 31 mars. Ne minimisons pas ce rendez-vous. Il sera lui aussi déterminant et il est issue d'une réunion intersyndicale ce qui ne s'était pas vu depuis 2013. Les temps changent. Pourquoi ? Un mot d’ordre clair, compréhensible, rassembleur me semble exprimer ce que veut la grande majorité de la population : Retrait de la loi Khomri ! Ni aménagement, ni report, ni réécriture… Retrait !

1986-2016 : Vieilles ficelles contre la jeunesse insoumise

Face à cette jeunesse qui se mobilise, j’observe avec amusement les vieilles recettes et ficelles de tous les gouvernements précédents qui craignent plus que tout qu’un mouvement d’ampleur voit le jour. En cette année 2016, c’est non seulement le souvenir du mouvement contre le CPE il y a dix ans qui me revient en mémoire, mais surtout celui de la grande grève étudiante contre le projet de loi Devaquet en novembre et décembre 1986. 30 ans déjà ! Il y a bien sûr bien des différences. Il n’y avait alors que 800 000 étudiants et le débat concernait essentiellement l’augmentation des droits d’inscription à l’université. Mais déjà la question sociale pointait le nez dans les Assemblées générales étudiantes.

Paris: Valls delivers a speech of the 2015 Social Conference for Employment.Mais surtout, depuis, contre la jeunesse, les recettes furent toujours les mêmes. Je dis cela car je les entends à nouveau revenir avec leurs gros sabots aux pieds. D’abord, le gouvernement en place affirme que la jeunesse ne l’a pas bien compris, qu’il y a uniquement un problème de communication, que c’est pour ses intérêts que le pouvoir agit et que ceux qui critiquent la loi font de la désinformation. Généralement, pour désamorcer la mobilisation qui s’organise, le gouvernement se donne un peu de temps officiellement pour « convaincre » et « faire de la pédagogie ». En réalité, il essaye de comprendre par quel chemin différent il peut passer pour éviter de dresser tout le monde contre lui. Cette période est généralement occupée à la manœuvre souterraine et à la recherche d’alliés que l’on veut associer à l’enfumage gouvernemental. Puis, une fois le mouvement débuté, s’il prend de l’ampleur, viendra le temps des provocations (généralement c’est la casse à la fin des manifestations mais aussi parfois des « révélations » sur le pedigree de tel ou tel responsable, de la comptabilité du nombre d’ étrangers, etc…) pour un peu l’isoler et éviter qu’il soit trop populaire. Puis, assez vite, vient le temps de la thèse de la manipulation. Je prends les paris que des journaux types Valeurs actuelles en feront leur une très prochainement. Généralement, c’est la fameuse théorie des « barons noirs » mis au goût du jour par une talentueuse série TV diffusée sur Canal +. En gros, il s’agit de dire que si les jeunes se mobilisent c’est parce que par derrière un marionnettiste est caché en coulisse. C’est « le » fantasme des bien pensants. Le fil conducteur de cette thèse est le mépris de la jeunesse qui ne peut s’auto-organiser sans un parrain quelconque. Par le passé, j’ai constaté que c’est le moment où la presse ressort des marronniers sur « les trotskystes », les "marxistes", les "mélenchonistes" et tous les "istes" qui font peur aux oligarques. Méfiez vous de ces articles sur commande où le journaliste récite parfois des âneries ou des fiches des ex-RG. Comme en amour, dans ces articles mal renseignés, ce sont souvent ceux qui parlent le plus qui en font le moins. Et parmi des dirigeants socialistes, certains en quête permanente d’une jeunesse perdue, comme traumatisé par leur passé de militant révolutionnaire révolu, il y a toujours des clients pour dire à la presse qu’ils sont en réalité les grands artificiers du spectacle en cours. Faisant mousser quelques conversations avec tel ou tel responsable jeune, qu’ils rencontrent dans des arrières salles de cafés, ils font aussi savoir au pouvoir en place qu’ils sont les vrais interlocuteurs prioritaires pour que le mouvement s’arrête. Balivernes, pour avoir été témoin de quelques scènes cocasses, je préviens que ces pseudos « barons noirs » sont surtout des éléphants roses en quête de notoriété et de reconnaissance. Personne ne manipule un mouvement de masse quand il a pris de l’ampleur. En réalité, on l’épouse, on lui est utile ou il vous éjecte. Je dis cela sans naïveté. Certains chercheront bien à l’affronter en cherchant à lui faire quitter sa route. Mais gare. Les temps ont changé. La jeunesse d’aujourd’hui n’a plus envie de perdre du temps et d’être le jouet de quelques ambitieux. Elle est salariée, précarisée, méprisée… elle connaît la rudesse de notre monde. Les trois millions d’étudiants de 2016 ne sont pas des filles et fils à papa. Ils sont à l'image de le jeunesse de ce pays. Et j’ai tendance à croire que quand elle entrera en action, cette jeunesse cherchera l’efficacité, avec lucidité et exigence.

Les semaines qui viennent vont donc être passionnantes. La jeunesse de France va faire parler d’elle. J’y crois. Je l’espère. Soyons utile à ses aspirations profondes. C’est le visage de la France insoumise qui s’avance. Sa voix est celle d’un peuple entier qui ne recherche que la justice et l’égalité…

jeudi, 3 décembre 2015

déc. 15
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BFM TV : Affaire Tapie, Oligarchie ou pouvoir de révoquer ?


Oligarchie ou Droit de révoquer! Alexis... par lepartidegauche

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