« Ma conviction est que Paris est encore ce qu’il a été pendant plus de deux siècles : le grand champ de bataille de la guerre civile en France entre aristocrates et sans-culottes – et peu importent les noms qu’ont peut leur donner aujourd’hui ».
Eric Hazan, Paris sous tension (Editions La Fabrique, 2011)
Ah ! Il est temps de dire quelques
mots sur les élections municipales qui auront lieu les 9 et 16 mars 2014 dans toutes
les villes de France. Si je ne les ai pas évoquées avant c’est que depuis des
semaines, nous sommes sur le pont pour d’autres tâches qui nous semblent bien
plus importantes que les pinces fesses et les faux débats, tant au PS qu’à
l’UMP, qui occupent la petite lucarne ou quelques salles de spectacles parisiennes.
Demain, par exemple, je suis à Nîmes pour participer à une manifestation « réplique »
de notre succès du 5 mai. La force de cette manifestation n’est pas retombée,
il y aura ainsi une 50e de « répliques » dans toute la
France. Les 180 000 personnes que nous avons rassemblées ce jour-là pour
une 6e République sont une façon, la plus dynamique qui soit, de
préparer les prochaines échéances électorales. Notre message est clair : nous
ne voulons pas déconnecter les échéances électorales des échéances sociales et
politiques.
Ceci étant dit, parlons des municipales donc. Ces élections sont importantes et structurent la vie politique. Mais traduites en 36 000 communes, elles peuvent aussi l’atomiser. Notre tâche doit être de donner du sens à ce rendez-vous. A Paris, nous entendons bien y jouer les premiers rôles. A leur sujet, notre ambition est sans limite et notre stratégie est claire : « autonomie conquérante » ! Nous la proposons à toutes les forces de gauche disponibles qui refusent l’austérité. A Paris comme ailleurs, nous sommes pour présenter autant que possible des listes autonomes du PS. C’est clair, non ? Notre stratégie se discute et fait débat chez nos amis et partenaires. Pas de problème. Que chacun prenne le temps de la réflexion. Je pense particulièrement à mes camarades du PCF Paris. Je leur répète une nouvelle fois de la manière la plus directe et la plus fraternelle qui soit : nous voulons des listes Front de Gauche (élargies à d’autres forces de gauche anti-austérité et/ou à des personnalités). Cette stratégie sera payante. Elle nous donnera une place centrale. Elle modifiera notre poids au Conseil de Paris. Nous avons donc un grand intérêt commun à faire cela. Je respecte le calendrier de chacun. Ne perdons pas trop de temps toutefois.
Mais, quelles que soient au final les décisions des uns et des
autres, le PG sera partie prenante de listes autonomes du PS. Pour cela, nous
sommes en train de nous organiser. Les choses avancent bien. Pour ce qui est du
Parti de Gauche parisien nous avons désigné ma camarade Danielle Simonnet pour être notre chef de file PG. Son énergie, son
expérience, sa compétence, sa solide implantation dans le 20e
arrondissement de Paris où elle a recueilli dans la capitale le meilleur score
des candidats FDG (16,29 %) lors des dernières élections législatives nous sera
collectivement utile. Une belle équipe est en train de se mettre en place.
A Paris, les élections ont toutefois cette particularité d’être l’addition de 20 campagnes d’arrondissement et d’exiger au total 517 candidats. Aussi, nous serons nombreux à nous engager pleinement dans cette bataille. Pour ma part, en plus de mener la discussion avec nos partenaires et notamment du PCF, je compte clairement être la tête de liste dans le 12e arrondissement. C’est une position clef. Je crois une nouvelle fois que cet arrondissement, sera l’arrondissement « bascule » de la bataille à Paris, avec le 9e arrondissement pour être précis. 9e et 12e seront la mère de toutes les batailles. C’est dire son importance.
Désaccords de fond avec ceux qui soutiennent ce gouvernement austéritaire
Mais, il faut répondre à une
question plus fondamentale. Pourquoi présenter des listes autonomes du
PS ? D’abord pour des raisons de programme. Prenons la question du
logement et de l’immobilier par exemple. Elle est majeure à Paris. Ian Brossat et Jacques Baudrier du PCF y ont consacré un intéressant petit livre « Paris n’est pas à vendre » (Les
Editions Arcane 17)qui me semble un
matériau utile pour bâtir un programme. Comme eux, je ne me reconnais pas dans
l’impuissance du PS à mettre un terme à la spéculation immobilière à Paris, dans
son refus d’appliquer la droit de réquisition des logements vacants, dans sa
mollesse à engager un réel rapport de force avec les promoteurs, tels que l’ont
fait les Maires (Front de Gauche) de Bagneux et Saint-Ouen. Désormais, le PS
possède tous les pouvoirs. Tous sans exception : Gouvernement, Assemblée
nationale, Sénat, Région Ile de France, Mairie… Que faut-il de plus pour
agir ? Pour prendre des mesures énergiques ? On pourrait continuer à
pointer les autres thèmes sur lesquels nous ne sommes pas d’accord avec le PS.
Dans quels secteurs avons-nous progressé en terme de gratuité ? Aucun. Où
en sont les services publics parisiens pour les usagers ? Comment ne
pas prendre en compte les difficultés croissantes des personnels de la Ville de
Paris sans lesquels aucun service public de qualité n’est réellement
possible ? La précarité, les bas salaires et les conditions de travail
difficiles restent de mise. Dans les écoles, aucun changement radical et
profond ne s’est opéré. Il existe encore de fortes disparités entre écoles selon
les quartiers, et les arrondissements, et le milieu enseignant du premier degré
est indigné qu’ont lui ait imposé une réforme des rythmes scolaires sans
bénéfice pour les enfants pour les enfants et fera venir les enseignants un
jour de plus sans contrepartie. La liste pourrait continuer : l’abandon dans
les faits de l’APHP et le cas emblématique de la fermeture de l’Hôpital de
l’Hôtel Dieu (d'ailleurs, signez la pétition pour la défense des Bluets), les bonnes opérations pour les groupes Decaux et Bolloré avec les
célèbres « Velib » et « Autolib » qui apportent une
ombres de taille à l’indiscutable succès de ces deux moyens de transports
originaux, le piétinement de la
laïcité qui nécessite une explication de fond sur ce que nous entendons par
« laïcité », la généralisation des délégations de services publics
(DSP) pour gérer des équipements publics, le milliard d’euros que l’Etat doit à
Paris et que la Ville ne réclame plus depuis que Hollande est à l’Elysées, la
quasi privatisation (par des bails emphytéotiques généreux) du cœur de Paris,
l’abandon du projet de recouvrir le périphérique à l’Est de Paris, etc… En
écrivant tout cela, je ne nie pas que des améliorations ont eu lieu par rapport
au passé, du temps du chiraquisme triomphant, et qu’il est bon pour Paris qu’en
2001 le RPR en ait perdu le contrôle. C’est l’évidence. Paris ne doit surtout
pas repasser entre les mains de l’UMP. Cette menace de retour de la droite n’est
pas suffisamment crédible pour abandonner notre feuille de route. C’est même
l’inverse.
Le PG, et le FDG, n’a à nourrir aucun complexe dans la lutte contre la droite. Nous avons aidé, et pas qu’un peu, à la sortir de ces positions dans lesquelles elle semblait enkystée. Nous restons les meilleurs adversaires politiques et idéologiques du vieux système RPR et de ces nouveaux protagonistes. Nombre de points positifs, mis en place depuis 2001 et 2008, sont dus à l’exigence constante du groupe Front de Gauche, notamment en matière de logement social. Mais tout cela fut un combat permanent, jamais apaisé, et le résultat n’est pas à la hauteur de la Révolution citoyenne qu’attendent les parisiens. De plus en plus de femmes et d’hommes aspirent à un grand changement. C’est cela qu’il faudra incarner dans cette campagne. Il ne faudra pas jouer petit, sur les marges, mais parler au cœur et à la tête des parisiens qui ne veulent plus d’une ville coupée en deux, entre quartiers où la richesse est insolente, et quartiers de l’Est parisien où les problèmes s’additionnent.
Le municipal et le national sont liés : il faut des listes autonomes !
Mais plus fondamentalement, il
faut faire des listes autonomes au PS car c’est ce parti qui est aujourd’hui
responsable de la politique d’austérité. Vivons dans le présent et non dans le
passé. Il faut des listes autonomes parce que le Front de Gauche a l’ambition
de passer devant le PS, le plus tôt possible et que chaque étape électorale
doit être vécue comme un pas dans cette marche que je souhaite pour notre pays,
le moins longue possible. C’est une exigence de clarté. Les conséquences de la
politique de Hollande/Ayrault, subordonnée aux coups de mentons de la
Commission européenne, pèsent quotidiennement sur les parisiens. Les problèmes
de pouvoir d’achat se font ressentir tous les jours. Il faut partager les
richesses, plus en faveur du salariat, sans quoi la vie devient impossible dans
la capitale. Comment faire ? Comment mettre un coup d’arrêt à cette
politique absurde, qui produira encore plus de chômage dans les mois qui
viennent ? Est-ce possible en votant pour les listes du parti qui la met
en œuvre aux municipales ? Qui peut croire cela ? Comment refuser la
scandaleuse agression contre les retraites que prévoient François Hollande et Jean-Marc
Ayrault en défendant leurs candidats au premier tour des municipales ?
Ce n’est pas pour cela que s’est construit le Front de Gauche. Qui peut croire
qu’il existe deux mondes, le national et le municipal, totalement
distincts ? Les parisiens ne sont pas des imbéciles. Dans cette ville plus
que partout ailleurs, les débats nationaux surplombent les choix politiques
locaux. Si, de plus en plus de parisiens n’approuve pas la politique du
gouvernement, il y a peu de chance qu’ils votent pour les listes que ce dernier
soutient. Ceux qui m’expliquent que les électeurs font la distinction entre
leurs élus locaux et ce qu’ils pensent des choix du gouvernement manquent
d’arguments réels. L’histoire électorale démontre l’inverse. Cela ne s’est
jamais passé ainsi chaque fois que « la gauche » était au pouvoir. En
1983, le PS et le PCF ont perdu 31 villes de plus de 30 000 habitants. En
1989, le PCF a perdu à nouveau des villes importantes comme Amiens, Alès,
Sartrouville, La Ciotat. En 2001, la gauche plurielle perd encore 23
municipalités de plus de 30 000 habitants. Seul les gain pour le PS de Lyon et Paris
masque cette défaite. Mais, faut-il rappeler les conditions exceptionnelles de
cette dernière victoire et la profonde crise dans laquelle la droite parisienne était
plongée alors avec le pitoyable Jean Tibéri et la décomposition du système RPR ?
Bref, de manière générale, si l’on est convaincu par l’analyse du FDG sur la
politique de Hollande, tout montre que le PS sera sanctionné lors des
prochaines élections municipales. Dégoûtés par le gouvernement, désorientés, en
colère, beaucoup de citoyens de gauche risquent de s’abstenir. Il est donc
déterminant que le Front de gauche se fasse entendre, dans toute sa cohérence.
Surtout à deux mois des élections européennes que nous jugeons si déterminantes.
A l’inverse, et je n’en ferai pas une longue démonstration sur ce blog car c’est l’objet d’une discussion avec mes camarades communistes, tout montre (si on s’appuie sur les résultats des quatre derniers scrutins) que des listes autonomes à Paris du FDG peuvent obtenir plusieurs élus, et surtout bien plus qu’aujourd’hui où nous sommes officiellement 10 élus Conseillers de Paris Front de Gauche, sur 163 au total. Les excellents résultats obtenus à Paris lors de l'élection présidentielle par Jean-Luc Mélenchon, ainsi que ceux des législatives peuvent nous permettre d'avoir les plus grandes ambitions. A l’attention de ceux qui pourraient s’interroger sur l’intérêt qu’il y aurait malgré tout à s’entendre dès le premier tour avec le PS, si leur idée est qu’ils peuvent consolider significativement leur position et devenir « un groupe charnière » incontournable, ils se trompent. Celui qui étudie la géopolitique parisienne le voit assez nettement. Je reste néanmoins encore prudent sur les conséquences possibles d’un changement de répartition des conseillers de Paris si une loi est présentée en ce sens à l’Assemblée nationale, tel que le Conseil Constitutionnel vient de le demander. Je n’en connais pas le futur contenu. Nous verrons. Si nécessaire, j’y reviendrai plus tard dans un prochain billet.
Pour le PS, Hidalgo à petit pas, qui ne rassemble pas la gauche, sans dynamique réelle
Observons donc ce balbutiement de
début de campagne. Pour l’heure, il ne suscite aucun enthousiasme ni dynamique.
Le PS a désigné sa candidate. Depuis des mois, cela n’a occasionné finalement aucun
suspens. Ce devait être Anne Hidalgo
et… ce sera Anne Hidalgo. Dans la
mesure où elle était la Première adjointe de Bertrand Delanoë depuis 2001, et que ce dernier l’a soutenue, ce
choix avait une certaine logique. Ce qui pourrait surprendre un peu c’est
qu’elle fut la seule candidate au sein du PS. Personne n’a souhaité faire
entendre une autre voix face à elle, une autre orientation, d’autres propositions…
Les ambitions personnelles de certains se sont éteintes, et la
« gauche » du PS est restée aphone. L’explication ne vient pas
seulement des qualités personnelles d’Anne
Hidalgo. Si des primaires proposant plusieurs candidats (ou au moins deux),
soumis au choix des adhérents PS à jour de cotisation, sont apparues impossibles,
c’est essentiellement pour une raison : le poids envahissant de l’appareil
municipal qui a pris le pas sur toute vie politique autonome dans la Fédération
de Paris. L’Hôtel de Ville reste une puissante forteresse. Sitôt que le Maire
sortant, qui bénéficie de tant de moyens à sa disposition, exprime une
préférence, le résultat du scrutin ne fait aussitôt plus aucun doute. Ainsi, se
voient dissuadés tous ceux qui auraient aimé tenter leur chance.
Aujourd’hui, le PS parisien représente environ 210 élus municipaux, soit 70 conseillers de Paris et environ le double comme conseillers d’arrondissements. A cela il faut ajouter 13 conseillers régionaux, 10 députés et 5 sénateurs. Si vous tenez compte du fait que quelques uns sont des cumulards, j’arrondis le tout à 230 élus environ. Si vous appliquez le principe que chaque élu entraîne au minimum une personne avec lui, et que deux personnes veulent sa place, vous avez immédiatement 1000 personnes dans une salle. A cela il faut ajouter tous ceux qui sont des salariés payés et/ou dépendent directement ou indirectement du PS parisien (soit par les différents cabinets de maires d’arrondissements ou d’adjoints au maire de Paris où ils travaillent, soit éventuellement par les directions où ils ont été embauchés). En disant cela, je ne leur fait pas injure, ainsi va la vie, mais il existe ainsi beaucoup de gens qui ont un intérêt matériel direct que le PS garde le contrôle de la Ville de Paris.
Bref, ajoutez la presse et quelques élus de la région parisienne, vous avez assez rapidement entre 1300 et 1500 personnes réunies mercredi au Bataclan qui contrairement aux apparences ne rayonne pas tant que cela en dehors des frontières d’un petit « mundillo » soférinien. Tout ceci me permet de dire que pour l’heure, je ne suis absolument pas impressionné par le début de campagne socialiste, dont je n’ai pas vraiment perçu quels vont être les angles saillants, mais qui va se heurter au mois d’octobre à d’autres esquifs : les barons socialistes cumulards qui vont résister et la désignation des têtes de listes PS dans les arrondissements qui vont occasionner quelques bagarres douloureuses ici ou là. J’ai bien noté enfin qu’Anne Hidalgo ne souhaite pas avoir de ministres trop visibles à ses côtés dans cette campagne, sans doute pour essayer de faire entendre qu’elle n’est pas responsable, ni même tout à fait d’accord, avec la politique injuste du gouvernement Hollande/Ayrault. Les parisiens seront-ils dupes ? J’en doute.
NKM et les primaires UMP ou « le cynisme discret de la bourgeoisie »
Et la droite dans tout
cela ? Elle galère. « Fluctuat nec
mergitur » dit le proverbe, mais ce n’est pas sûr la concernant. Elle risque de
sombrer. L’arrivée imaginée comme triomphale de Nathalie Kosciusko-Morizet commence en
réalité dans les pires conditions pour elle. Les primaires UMP ne vont produire
aucune dynamique. Vu de l’extérieur, leur débat n’est qu’une foire d’empoigne
d’ambitieux. La participation militante à ces primaires est un flop annoncé. Déjà,
depuis ce matin, la presse s’amuse des possibilités de triche. Une grotesque « COCOE » parisienne risque encore d’être au centre de
toutes les railleries ? La contestation des vaincus affaiblira celui ou
celle qui l’emportera. Est-il nécessaire de dire combien je m’en réjouis ?
Le positionnement de NKM sur des questions de société l’empêche de capter le
dynamique culturelle (assez réactionnaire) provoquée par « La manif pour tous ». C’est un paradoxe étonnant. La
droite relève la tête en France, au moins sur le plan idéologique, mais à Paris
elle aura du mal à en tirer profit. Cette affaire lui posera des difficultés
durant la campagne. Au passage, je dois dire que je suis assez estomaqué de
voir que mon collègue au Conseil de Paris, le jeune Pierre-Yves Bournazel, lui aussi candidat dans ces primaires UMP, s’oppose
avec véhémence à NKM, essentiellement en raison de son abstention sur le
mariage homosexuel. Il cherche ainsi à devenir le porte voix de tous les
opposants UMP à ce nouveau droit. Pourquoi pas ? Mais, le problème est que
le même Bournazel votait le vœux de notre groupe pour le mariage pour tous en
2011 et s’exprimait favorablement au mariage homosexuel lors d’un débat en 2011
(voir la vidéo ci-après à la minute 33). Le cynisme est donc ici à son comble.
Mais, vraisemblablement, ce sera NKM la candidate de la droite à Paris. Les instituts de sondages l’ont déjà (con)sacrée, même si on ignore totalement la moindre de ses propositions pour Paris. Elle bénéficie du soutien de Bernadette Chirac qui incarne pourtant le pire visage du système Chirac des années 80. Cela pèsera dans le choix des militants UMP. Mais, leur choix sera sans réelle force propulsive. La pétard NKM est mouillé et à fait "pschit". A mes yeux, elle est l’archétype de la responsable politique dénuée de convictions réelles. Un coup bourgeoise éclairée compatible avec l’électorat centre-gauche aisé, un autre coup rendant hommage à Margaret Thatcher qui fut une brutale ultra libérale, NKM flotte au gré du vent…mais retombe toujours à droite. En 2011, elle rédigeait un ouvrage prétendument anti-FN, affirmant que « la droite à laquelle j’appartiens (...) combat depuis toujours l’extrême droite », puis acceptait d’être la porte-parole de Nicolas Sarkozy en 2012 qui, sous l’impulsion de Patrick Buisson, essayera de construire une hypothétique « union des droites » incluant les électeurs FN. Ainsi, le candidat Sarkozy dira l’inverse que ce que NKM, sa porte parole, avait écrit dans son livre…
Les habitants de Paris méritent donc une campagne qui se déroule dans la clarté. La confrontation politique est nécessaire et doit permette de débattre des vraies difficultés que chacun rencontre dans sa vie. Elle doit être un tout où la colère contre la politique actuelle du gouvernement n’est pas étouffée par des artifices antidémocratiques. Sans quoi, bénéficiant de l’abstention de la gauche, la droite et l’extrême droite en profiteront, et Paris pourrait y perdre sa grandeur.
« Que l'on touche
à la liberté
Et Paris se met en colère
Et Paris commence à gronder
Et le lendemain, c'est la guerre. »
Mireille Mathieu, Paris en colère
Décidemment, le PS parisien semble bien décidé à faire la course municipale dans le couloir de droite. 












