Aujourd'hui avec ma camarade Danielle Simonnet, inlassable militante solidaire de toutes les luttes parisiennes, nous avons passé l'après-midi au Palais de Justice aux cotés des militants du Collectifs des Déboulonneurs, ces citoyens anti-pubs qui par des actions publique et non-violente veulent faire reculer l'agression publicitaire qui envahit nos villes. Lors de la rédaction du Règlement Local de publicité (RLP) l'expertise des Déboulonneurs avaient été précieuse. Les poursuites judiciaires contre ses militants est proprement scandaleuse, alors qu'ils sont des éclaireurs de conscience absolument exemplaire.

La présidente du tribunal, une femme d'une humanité et d'une attention remarquable, a rappelé à l'audience que chacun des 6 prévenus avaient déclarés à la police : "Nous ne demandons pas de rémunérations pour notre geste, mais nous accepterons la Légion d'honneur". C'est vrai messieurs.

L'AFP a publié une dépêche sur ce procès assez précise. Elle mentionne en conclusion une action que le Front de Gauche organise mercredi devant le Sénat.

Dépêche AFP : Peines modérées requises contre six militants antipub des "Déboulonneurs"

0f3f37af1efd8aab06634d29fd2f5b0b.JPGDes peines de 200 euros d'amende, avec sursis pour certains, ont été requises lundi à l'encontre de six militants antipub du collectif des "Déboulonneurs" pour avoir tagué des slogans hostiles à la publicité en 2009 à Paris.

La procureur a demandé au tribunal correctionnel de Paris de requalifier les faits qui leur sont reprochés en dégradations ayant entraîné un dommage léger, faits relevant de la contravention et non du délit.

De ce fait, la magistrate a estimé que les poursuites pour refus de prélèvement d'ADN qui leur est également reproché n'ont dès lors "plus vocation à s'appliquer".

Elle a requis une amende de 200 euros, ferme contre ceux qui ont un casier judiciaire, avec sursis pour les autres. Quatre d'entre eux se trouvent dans le premier cas de figure, deux dans le second, selon les "Déboulonneurs".

Leur avocat Me William Bourdon a plaidé la relaxe de ses clients, qui invoquent "l'état de nécessité". "C'est à la portée du juge d'indiquer le chemin de ce que devra être la loi de demain", a-t-il déclaré.

Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 18 mars.

Il s'agissait du 8e procès de membres des "Déboulonneurs" à Paris, le 19e au niveau national, selon le collectif.

Les "Déboulonneurs" demandent "une réduction de la taille des affiches, à 50 x 70 cm, et du nombre de panneaux afin que soit respectée la liberté de ne pas recevoir des messages publicitaires sans consentement".

Une demande soutenue par le Parti de Gauche, dont deux membres, Danielle Simonnet et Alexis Corbière, conseillers de Paris et secrétaires nationaux du PG, selon un communiqué des deux élus, qui se sont rendus à l'audience, selon Mme Simonnet.

Dans leur communiqué, ils dénoncent la "criminalisation des militant-e-s par leur fichage génétique". Ils se prononcent "pour la suppression de l'utilisation du fichier" des empreintes génétiques "à l'encontre des militants condamnés pénalement à raison d'actions militantes et réaffirment l'engagement du Parti de Gauche et du Front de Gauche en faveur d'une loi d'amnistie des militant-e-s et syndicalistes". Cette proposition de loi doit passer mercredi au Sénat devant lequel toutes les organisations du Front de Gauche manifesteront.


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