Je publie ci-après un long article très détaillé de Guillaume Etiévant, mon brillant camarade, responsable de la commission économique du Parti de Gauche et qui nourrit toujours le secrétariat national de ses interventions précises. Son texte qui date d’il y a quelques semaines détaille clairement les raisons pour lesquelles il faut manifester cet après-midi contre l’Accord national interprofessionnel (ANI).
Avant cela,
je vous propose d’écouter un échange que j’avais eu avec le député PS Yann Galut le 30 janvier dernier, lors
d’une émission des Grandes Gueules
sur RMC. Les mensonges qu’il utilise pour justifier son soutien de l’ANI (qu’il
n’a manifestement pas lu) sont saisissants. Aucun des arguments qu’il utilise
ne sont exact. Le pire est cette soi-disant possibilité qui serait contenu dans
l’accord et qui permettrait aux salariés de lutter contre les licenciements
boursiers. C’est faux, archi-faux. Enfin, on attend toujours la prétendue «
proposition de loi socialiste sur la reprise des sites rentables » dont se gargarisait Yann Galut à cette occasion.
Débat Alexis Corbière - Yann Galut aux GG RMC... par lepartidegauche
Voici le texte de Guillaume Etiévant :
Après trois mois de négociations, le patronat a réussi à signer un accord national interprofessionnel de « sécurisation de l’emploi » avec trois syndicats (CFDT- CFTC- CFE CGC) n’ayant rassemblé aux dernières élections prud’homales que 38,7% des voix. La CGT et FO n’ont pas signé, mais le gouvernement y voit pourtant un succès du dialogue social et considère qu’il s’agit d’un accord « historique ». L’accord est en effet historique, non pas pour le peu d’avancées qu’il comprend, mais parce qu’il signe la victoire du Medef, qui a enfin réussi à arracher ce qu’il souhaitait depuis trente ans : briser les barrières encore existantes à la flexibilité et affaiblir considérablement les droits des salariés dans l’entreprise. Cet accord est historique, car s’il était transformé en loi comme c’est prévu, il signerait la mort du code du travail comme protection permettant de contrebalancer en partie le lien de subordination et de dépendance du salarié vis-à-vis de l’employeur.
Une mise à mort du code du travail
Laurence
Parisot, la présidente du Medef, ne s’y trompe pas en saluant « l’avènement
d’une culture du compromis après des décennies d’une philosophie de
l’antagonisme social ». Son but a en effet toujours été de permettre
aux accords d’entreprise de déroger au code du travail et de s’imposer
individuellement aux salariés. Elle sait bien que le patronat et les actionnaires
ont toutes les armes en main pour imposer des compromis défavorables aux
salariés. La loi Fillon du 4 mai 2004 permettait déjà aux accords d’entreprises
de déroger aux normes supérieures, c’est-à-dire aux accords de branches et au
code du travail. Mais le salarié pouvait encore jusqu’à présent refuser les
avenants à son contrat de travail et garder l’ensemble de ses droits s’il était
licencié. L’accord de « sécurisation de l’emploi » signé le 11
janvier va beaucoup plus loin dans l’inversion de la hiérarchie des normes et
dans la fin du principe de faveur. Il constitue en ce sens une immense
régression du droit du travail : si un accord majoritaire est signé dans
l’entreprise, imposant une baisse des salaires ou une hausse du temps de
travail, le salarié ne pourra refuser l’avenant à son contrat de travail. S’il
le fait, il sera licencié sans les droits collectifs afférents au licenciement
économique. L’article 18 de l’accord est très clair sur ce point : « En
cas de refus du salarié des mesures prévues par l’accord, la rupture de son
contrat de travail qui en résulte s’analyse en un licenciement économique dont
la cause réelle et sérieuse est attestée par l’accord précité. L’entreprise est
exonérée de l’ensemble des obligations légales et conventionnelles qui auraient
résulté d’un licenciement collectif pour motif économique ». En
échange, l’entreprise devra s’engager à maintenir l’emploi et à partager le
bénéfice issu des sacrifices réalisés par les salariés. Mais rien n’est précisé
dans l’accord sur ces engagements.
La précarité pour tous les salariés
Les accords-compétitivité emplois proposés par Sarkozy et dont rêvaient le Medef sont donc en passe de devenir une réalité. Ils s’appellent désormais « accords de maintien dans l’emploi », mais le contenu est le même. Pourtant, à l’époque où le PS était dans l’opposition, il rejetait frontalement ce type d’accords. Martine Aubry avait par exemple affirmé que les accords de compétitivité risquaient d’ « accroître la précarité » et « de déstructurer le droit du travail ». Les accords de « maintien dans l’emploi » que le gouvernement veut faire inscrire dans la loi vont effectivement étendre la précarité à l’ensemble des salariés. Jusqu’à présent, les salariés à temps plein au CDI pouvaient se sentir relativement protégés tant qu’ils gardaient leurs emplois. Désormais, ils ne pourront plus s’opposer à des baisses de salaires, et le contrat de travail ne les protégera plus comme auparavant.
Le Medef ne s’est pas contenté de cette rupture historique. L’accord est rempli d’autres attaques contre les droits des salariés. Ainsi, l’accès au juge prud’homal sera limité avec l’instauration d’un délai de deux ans maximum pour une réclamation portant sur l’exécution ou la rupture du contrat de travail. L’accord favorise également la conciliation par le versement d’une indemnité forfaitaire qui vaudrait « réparation de l’ensemble des préjudices liés à la rupture du contrat de travail » : le but du patronat est de disposer de tous les moyens possibles pour éviter le juge, puisqu’aujourd’hui 71% des jugements aux prud’hommes sont favorables aux salariés.
L’accord s’attaque aussi aux institutions représentatives du personnel. La plus frontale concerne la procédure de Plan de Sauvegarde de l’Emploi, appelé couramment plan social. Jusqu’à présent, la procédure de licenciement collectif pour motif économique était fixée dans la loi et précisait notamment les documents à fournir au Comité d’entreprise (CE), le rôle de l’expert du CE, l’ordre des licenciements, etc. Le PSE rédigé par l’employeur était présenté au CE en suivant cette procédure. S’il considérait que la procédure n’était pas respectée, le CE pouvait bloquer la procédure en refusant d’émettre un avis ou même faire casser le plan en justice. L’accord sur la « sécurisation de l’emploi » entrave le rôle du CE et ce cadre légal en permettant qu’ « un accord collectif puisse fixer, par dérogation aux dispositions concernées du chapitre III du Titre III du Livre II du code du travail, des procédures applicables à un licenciement collectif pour motif économique ».
Pas de véritables droits nouveaux
En échange de ces énormes victoires du patronat,
le gouvernement et les syndicats minoritaires qui ont signé l’accord se
plaisent à se féliciter des « droits nouveaux » qui auraient été obtenus
par les salariés. La lecture de l’accord démontre qu’ils sont très contestables
et limités. La majoration de cotisations des CDD est, par exemple, limitée aux
contrats de moins de trois mois et pourra être contournée par le recours à
l’intérim ou à la période d’essai des CDI, non touchés par l’accord. Surtout,
le patronat a obtenu en compensation une réduction de cotisations sociales de
155 millions d’euros pour les embauches en CDI de jeunes de moins de 26 ans,
alors que le coût de la surcotisation sur les CDD courts s’élève à 110 millions
d’euros. L’accord, qui fragilisera les comptes de l’UNEDIC, est donc très
favorable au patronat.
Autre exemple : les droits rechargeables pour les chômeurs. Les salariés reprenant un emploi après une période de chômage pourraient conserver la partie non utilisée de leurs droits aux allocations chômage en vue d’une future période de chômage. Mais cette nouvelle disposition doit, selon l’accord, être mise en œuvre sans « aggraver le déséquilibre financier du régime d’assurance chômage », une précision qui permet d’ajourner la mise en place de cette mesure. Quant à la généralisation de la couverture santé complémentaire, elle sera financée à moitié par les salariés et profitera aux grandes compagnies d’assurances, alors que l’objectif d’un véritable gouvernement de gauche devrait plutôt être d’étendre les soins remboursés par la sécurité sociale.
Bref, cet accord ne sécurise en aucune manière l’emploi et les salariés. Son refus de s’attaquer aux inégalités hommes-femmes et à la précarité est un scandale, alors que les femmes représentent plus de 80% des salariés à temps partiel. La volonté du gouvernement de transposer cet accord dans une loi à la mi-mars sans réel débat parlementaire témoigne de sa soumission au patronat. Espérons que les luttes sociales et la mobilisation des travailleurs pourront permettre de faire reculer le gouvernement dans cette voie qui va à l’encontre des intérêts du monde du travail.














Commentaires
Ces tentatives de modification, sinon de suppression du code du travail, démontrent une fois de plus l’intensité de la lutte des classes, dont le patronat ne cesse d’annoncer la disparition, aidé dans ce mensonge par le MEDEF.
Les propos de Laurence Parisont sont des impudents mensonges :
« l’avènement d’une culture du compromis après des décennies d’une philosophie de l’antagonisme social ».
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Il n’y a évidemment plus de lutte lorsqu’un des adversaires est immobilisé par une camisole de force.
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Mais attention ! De telles entraves peuvent être brisées par un soubresaut du prisonnier : ce sont les soulèvements sociaux imprévus, d’une violence proportionnelle à la rigueur des entraves. Les gouvernements d’après-guerre ont connu de tels événements, en Belgique notamment, lorsque les forces réactionnaires avaient imposé de redoutables carcans législatifs à la communauté ouvrière : ce furent de véritables explosions sociales où des poursuites judiciaires devenaient illusoires, car les gouvernements étaient renversés.
l'autisme des socialistes est grave et suicidaire, Yann Galut ne sait même pas lire un texte et encore moins le traduire, il n'y a rien dans ce texte qui mette en cause les licenciement boursier, c'est ni plus ni moins qu'un coup de couteau dans le dos des travailleuse et travailleurs français même pour les cadres, les syndicats marrons qui on signé ce torche cul sont plus pourris que nature, lorsque nous aurons pris le pouvoir, car nous le prendrons, j'exige que les signataires de cet accord et notamment monsieur François Chéréque soit présenté au tribunal du peuple pour être jugé par ce dernier
Une belle manif ce matin à Saint-Nazaire où nous étions entre mille et deux mille selon mes estimations (15 pelés et 3 tondus selon la police).
Nous avons effectué un long parcours qui passait par les bureaux de Yannick Vaugrenard (Sénateur PS de Loire-Atlantique, ancien cadre à la BNP (1972-1989). En 1989 il quitte son emploi pour devenir (jusqu'en 2004), chargé de mission à la mairie de Nantes, avec Jean-Marc Ayrault.) ainsi que par les bureaux de Marie-Odile Bouillé (députée PS de la huitième circonscription de Loire-Atlantique) qui a déclaré à l'assemblée nationale qu'il fallait transcrire l'ANI sans rien changer... Vous devinez la consistance de cette brochette de traîtres!
Nous avons copieusement recouvert les vitrines de leurs bureaux d'affiches anti-accord-MEDEF-CFDT-PS.
"avec trois syndicats (CFDT- CFTC- CFE CGC) n’ayant rassemblé aux dernières élections prud’homales que 38,7% des voix"
Depuis quand le score aux élections prud'homales fait office de représentativité monsieur Corbière ? Un argument faux pour critiquer les syndicats signataires et donner plus de poids aux non-signataires mais ce n'est pas comme cela que ça marche.
Par ailleurs, on entends pas les opposants à l'ANI sur des points comme par exemple tout ce qui concerne l'accès au logement, la représentation des salarié dans les CA, la création d'un compte personnel de formation, la création de droits rechargeables au chômage. Quid ?
@Alexis @Tous
Les manifestations qui devaient-être massives se sont transformées en petits défilés clairsemés et surtout déjà un rien désabusés !
L'alliance Thilbault et LePaon avec Mailly est très loin de valoir l'alliance de Vianet avec Blondel !
A l'exception du mouvement contre le CPE, les salariés, les syndicats et la gauche radicale , depuis 1996 perdent tous les combats qu'ils engagent dans les mouvements sociaux.
Les mouvements sociaux, les manifestations, les grèves n'empêchent en rien les politiques gouvernementales et patronales. De plus, le processus totalitaire européen d'unicité et d'ouverture à la concurrence laminent à la fois les souverainetés, l'économie, les aquis sociaux mais aussi les luttes sociales !
Aujourd'hui, c'est encore le rapport de force en défaveur du salariat, du monde syndical, de la radicalité qui s'exprime !
Les troupes clairsemées n'annoncent rien de bon pour la suite...surtout qu'il y avait de gros bataillons d'agents de la fonction publique ou des services publiques dans les maigres troupes !
Le secteur privé, principal concerné par l'ANI, ne s'est absolument pas mobilisé !
Par temps de crise, de peur du chômage, le fait que les choses se décident maintenant à Bruxelles ou à Francfort et non plus à Paris, les salariés ne se mobilisent pas ou peu et semblent déjà résignés !
L'accord sera retranscrit dans la loi et des amendements parlementaires pourront en améliorer le contenu. Mais, le fait que peu de gens se soit mobilisé fait que le gouvernement, les syndicats signataires et le patronat ne reculeront pas ! Dans ce rapport de force, dans cet engagement social et politque, c'est ces derniers qui ont la main, l'avantage du rapport de force !
La réalité toute crue de l'incapacité des syndicats dits "radicaux" (CGT, FO, FSU, SUD), de la gauche radicale à inverser le rapport de force !
Ces syndicats, les organisations de le gauche radicale, le FDG, qui appelaient à participer au mouvement d'aujourd'hui, doivent réfléchir, analyser et comprendre pourquoi les gens ne les suivent pas et pourquoi depuis bientôt 20 ans, le rapport de force est systématiquement en défaveur des salariés, des syndicats "radicaux", de la gauche radicale.
Ce soir, même si cela me fait mal aux tripes, je ne peux que constater les résultats de cette journée d'action contre l'ANI et la précarité.
CFDT-CFTC-UNSA-MEDEF : 1 CGT-FO-SUD-FSU : 0
Hollande-Ayrault-PS : 1 FDG-Mélenchon-Laurent-Poutou-Artaud-Maurel-Lienemann : 0
Flexisécurité et précarité :1 Sécurisation des emplois, des contrats de travail et des parcours professionnel : 0
Oui, ce soir et dans les prochains jours, je pense qu'au minimum, la gauche radicale, le FDG, les syndicats non signataires de l'ANI doivent se poser des questions !
@ Sonia Bastille
De mon point du vu, le seul combat qu'il ne fallait perdre était celui de la réforme des retraites. Dès lors n'existent aucunes raisons pour gagner les autres.
En perdant cette batailles les syndicats ont perdu la guerre de la crédibilité, laissant la place à tous les abus (illustration d'aujourd'hui, pour une manif pissant dans un violon désaccordé).
La réalité entre le pouvoir de signature des représentants syndicaux et les adhérents donne le vertige de la représentativité assez nulle si l'on s'en tient au chiffre de syndiqués.
Les questions sont en effet multiples.
La Noblesse de la lutte de nos anciens ne reste qu'un vieux souvenir
Engageons les reconquêtes de souverainetés ! C'est la révolution à accomplir.
Pétition : "Sortie de l'UE par l'Article 50". (537 signataires à 20 H 00. Les derniers nouvelles données par Filipe Silva.
"500 signataires !
Mine de rien, nous continuons notre bonhomme de chemin !
Mais la mobilisation continue !
Merci et toujours merci pour vos messages de soutien !
Vous militez ou êtes adhérant dans un parti, ce dernier vous ferme la porte quand vous voulez parler des problèmes structurels de l'Union Européenne et que vous évoquez une sortie de cette dernière.
N'attendez pas de descendre dans la rue, comme les Portugais, les Grecs ou les Espagnols, car il n'ont plus de choix!
VOUS AVEZ ENCORE LE CHOIX !
Signez, partagez et exprimez vous!
Cordialement
Filipe Silva - Coordinateur Pétition Article 50"
Le lien : http://article50.wesign.it/fr
L’AUSTéRITé dans le monde ;
Portugal : marée humaine contre l’austérité.
«Que la Troïka aille se faire voir» est le nom d’un mouvement « apolitique ».
Un demi-million de manifestants à Lisbonne.
Porto : 400.000 participants.
http://www.lesoir.be/200932/article...
« L'ampleur de la mobilisation a été exceptionnelle, samedi 2 mars, au Portugal » affirme rfi
http://www.rfi.fr/europe/20130303-m...
Nota bene : Ce n'est pas en signant cette absurde pétition (n°7) que les peuples avanceront.
-
USA : Austérité annoncée: Obama accuse les républicains de menacer la croissance. Réunion avec les chefs de file du Congrès destinée à éviter une cure d'austérité aux Etats-Unis.
http://www.lavenir.net/article/deta...
@ Sonia.
"Les manifestations qui devaient-être massives se sont transformées en petits défilés clairsemés et surtout déjà un rien désabusés !"
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Et si tu commençais par me sucer la bite ?
Dirais ton pote Dominique Strauss-Kahn... de la même engeance que François Hollande, dit " le seizième".
Ces termes sont ceux qui ont cours généralement dans vos comités.
Chez nous... nous commençons à préparer la défensive... ce que nous nommons la résistance.
@Sarment_de_pinard
Si l'on fait un peu d'Histoire, nous pourrions relever que lors des grands moments où les retraites ont été "réformées", les syndicats opposés et la gauche radicale ont toujours échoués en ne sachant ni convaincre ni mobiliser le salariat.
En 1993, pour faire passer la durée de cotisations à 40 années pour le secteur privé, le Premier Ministre Baladur profite de l'atonie du mouvement social et l'incapacité de la gauche politique et des syndicats à mobiliser en masse.
En 2003, c'est le plan Fillon de réforme des retraites pour les agents des fonctions publiques sans que le mouvement social,syndical et politique ne puisse l'en empécher ! Ce mouvement social s'épuisera et beaucoup seront amers !
En 2010, c'est sous Sarkozy et Fillon, que la réforme des retraites est décidée et sera au final appliquée malgré un mouvement social parfois mobilisateur qui finira par tourner en rond avec des grèves et des manifestations souvent répétitives sans débouchés ni social ni politique.
Dans tout ces exemples, aucun débouché poliitque aux différents mouvements sociaux et populaires n'a pu voir réélement le jour.
Nous avons même vu des responsables de différents partis de la gauche radicale se réfugier derrière les consignes syndicales qui bien souvent étaient des plus foireuses ou a minima ! Ces politiques suivistes oubliaient que leur boulot n'était pas de suivre les consignes syndicales ou d'être des "récupérateurs" du mouvement social en cours mais de mettre en perspectives un débouché politique au mouvement social et d'engager une alternative politique crédible. Bref, il y a une déficiente syndicale mais aussi politique !
La plupart des partis de la gauche radicale sont partisans de l'Europe et donc de l'unicité et de l'intégration dans l'UE et l'euro. Ces choix politiques sont des limites en toutes alternatives crédibles et à toutes perspectives de débouché politique à un mouvement social ou citoyen !
La gauche radicale, les syndicats ont beaucoup plus mobilisé pour une demande sociétale "le mariage pour tous". A l'inverse, sur une demande sociale, la gauche radicale, les syndicats sont dans l'incapacité de mobiliser les salariés.
C'est un constat. Est-ce que syndicats et organisations politiques de la gauche radicale vont en tirer les enseignements ?
Je n'oublie pas aussi que le nombre, extrêment faible, de salariés syndiqués fait de la France l'un des pays les moins syndiqués d'Europe. Le faible taux de salariés syndiqués fait que le rapport de force est bien souvent en faveur des directions d'entreprise. Même dans la fonction publique, le taux de syndicalisation régresse !
@Jean Jolly
Et si vous sortiez de vos obsessions ?
Et si vous vous liberiez de vos incantations, de vos auto persuasions, des vos discours péremptoires ?
Je préfère la reconquête à une défensive. Etre sur la défensive (et la préparer) c'est déjà que l'on a subi une attaque et que l'on a reculé et que l'on n'est pas en mesure de riposter ou de reconquérir !
Faire le fanfaron,alors que l'on ne mobilise pas et qu'on a fort peu de cartouches ni de capacités hé bien devient soit pathétique soit comique soit indifférent !
Votre vocabulaire est très significatif !
@ Sonia.
Ne prends pas ça mal, je suis prêt à lécher le cul de la députée "socialiste" de ma circonscription (Marie-Odile Bouillé) quand elle deviendra socialiste... la langue est dans son camp.
Les Lois passent, mais le bilan est là !
Hollande n'a pas présenter de loi pour améliorer les choses, mais bien pour prolonger le travail de Sarkozy/merkel.
Certains voit ici cette manif comme un échec ! ils ont tord et l'avenir leur apprendra qu'il y a bien deux choses ! le fait de pas pouvoir manifesté car le medef justement travail sur une représentation du peuple du travail qui n'existe plus. J'ai pas manifesté personnellement, mais je suis de tout coeur avec les manifestant. c'est donc moins le nombres sur le trottoir que le nombre réel lui contre les projets du gouvernement de droite de Hollande/Sarkozy.
Le gouvernement peut se vanter de dire JLM a échoué ! alors qu'en fait c'est lui qui à réellement échoué. Les sondages montre un PS ruiner son son fond de gauche.Si une élection avait lieu ce soir, le PS serait mort. Après me direz vous avec le type de représentation maguouillé du pouvoir, même un mort peut donner l'impression d'avoir des élus ! c'est la théorie bancales et assez idiote de Sonia Bastille qui pense que n'ayant pas de députés , nous représentons rien ! quel erreur. En réalité, nous représentons tout et bien plus encore le jour où nous pisserons comme un seul homme sur le parti de la Honte qu'est devenue le PS.
Les gens sont pour l'instant perdus, ils ont du mal à savoir vers qui confier leur avenir. certains dans l'erreur et l'abandon son même près à soutenir le Fn . NON !
soyez calme, fort! et choisissez vous un Parti de la vrai gauche. N'oubliez pas les traites tels Harlem, Montebourg, et quelques autres dont le coeur ne battra plus jamais à gauche.
Ce qui devrait inquièter le gouvernement c'est justement ce désintérêt pour la vie de la société (syndicats compris) les jeunes pensent pour eux, la France, ils finiront par plus rien en avoir à foutre , mais le perdant sera pas JLM ! mais bien Hollande est ses sbires de carnavale.
Le perdant de cette manif n'est pas celui qu'on nous a vendu , mais bien le crétin qui avec toutes les manettes n'est pas foutu de donner un rayon de soleil dans ce libéralisme de merde.
Le Libéralisme va crever, non pas parce que les gens refusent d'aller à une manif de peur de perdre le peu qu'ils ont, mais parce qu'il ne fait rêver personne se système de merde.
On voit apparaitre les traces du libéralisme en bordure de ville , où les miséreux s'entassent dans des bidonvilles type moyen age , qu'ils se démerdent seul, car abandonnés et là l'Etat ne touche plus un seul centime d'impôt , ces gens survivent jusqu'à couper chaque arbres pour se chauffer, ils récupèrent à gauche à droite ce qui leur faut pour dépasser le jour et en commencer un autre ! C'est çà la victoire de Hollande ?
du jus pourris du Libéralisme de hollande sort le jus putride d'une civilisation du recul.
On aura peut être sur le papier le 3% en 2014 ! part contre le pris sera très douloureux et le spectacle de nos villes "radieux" . Partout la pourriture sera à entourer les socialistes du merdiozy ! Partout.
Il sera peu être bien le "Président de la Misère" à défaut d'être celui des 3% de merkel/sarkozy.
Dorénavant , j'utiliserai le terme de "Hollande/Sarkosy" lorsque je parlerai de Hollande ! c'est ma manière de manifester!
Là où je m'interroge par ailleurs, c'est sur le double langage de FO. Ils refusent de signer l'ANI à cause - notamment - des accords de compétitivité et se prononcent favorablement sur un même type d'accord chez Renault...