lundi, 14 février 2011

fév. 11
14

Mélenchon vainqueur ! Marine Le Pen à la peine…

« Mélenchon-Le Pen, Choc frontal » annonçait la Une du journal gratuit 20 Minutes ce matin. Le quotidien ajoutait sur sa couverture : « Selon un sondage CSA, les français trouvent Jean-Luc Mélenchon plus légitime que Marine Le Pen dans la bataille des idées ». Hé, hé…Belle entrée en matière pour moi ce matin, quand j’ai pris le métro et saisi au vol ce journal, après m’être levé très tôt à 6h30 pour rejoindre les studios de BFM/RMC où se déroulait cette confrontation. Voilà plusieurs semaines que nous préparions avec sérieux ce moment. Nous y voilà. Dans ma tête, j’ai fait et refait le débat des dizaines de fois. Tous les sujets ont été vus et revus lors de réunions de travail et de préparation. Nous avons pris l’adversaire avec sérieux. Il le fallait. Trop souvent, les contradicteurs précédents de Mme Le Pen l’ont affronté avec la légèreté et la morgue des suffisants. Ils en sont sortis défaits généralement. Le Monde indiquait dans un article qu’elle était un « rouleau compresseur » face auquel plus personne n’oserait débattre. Pas nous. Jean-Luc est prêt, affûté et très détendu quand nous nous retrouvons comme prévu dans un café non loin des studios. Hélène Magdo, Cécile Bizot, Laurent Maffeis et bien sûr François Delapierre sont là également. Leur aide est déterminante pour lui. Ils ont beaucoup travaillé sur le sujet et jouent désormais un rôle central dans l’équipe qui s’est mise en place. Pas de café, Jean-Luc commande une eau pétillante. Il plaisante. Je connais bien le personnage. Il a tout en tête. C’est clair. Nous échangeons collectivement une dernière fois dans la bonne humeur et en route. Le serveur serre la main de Jean-Luc et lui souhaite bonne chance.

 

Devant les studios, c’est la cohue. Photographes, équipes TV, journalistes nous accueillent. On nous entraîne vers un petit bureau équipé de trois écrans de télévision où un nouveau petit déjeuner nous attend. « Que craignez vous de cet échange ? » demande une journaliste présente ? « Rien » lui répond sobrement Jean-Luc dans un sourire. Tout est dit. Marine Le Pen est déjà arrivée quelques minutes avant nous. Son équipe a été placée à un autre étage. Nous ne la croiserons pas. Il est temps, on vient chercher Jean-Luc pour le diriger vers le studio. Laurent l’accompagne. Nous restons là.





8h30, c’est parti. Jean-Jacques Bourdin lance le débat. J’en évoque ici quelques aspects. Le premier sujet sera l’immigration. Jean-Luc attaque franchement : «l’immigration améliore le peuple français » et enchaîne : « je suis petit fils d’immigré et j’aime ma patrie républicaine ». Pour lutter contre les effets négatifs de l’utilisation de travailleurs clandestins surexploités, Jean-Luc explique la réponse traditionnelle du mouvement ouvrier : il faut régulariser les travailleurs sans-papiers et ainsi les mêmes conventions collectives s’appliqueront à tous. Marine Le Pen réagit par le bla-bla classique du FN que l’on entend depuis 30 ans : l’immigration participe à la déstabilisation du pays. On connaît le refrain. Elle serait la source de tous les maux. Quand elle entend que les travailleurs immigrés rapportent 12 milliards d’euros de plus qu’ils n’en coûtent, elle bafouille, puis s’indigne que l’on prenne en charge les soins des étrangers. Préfère-t-elle qu’ils restent malades au risque de développer des épidémies ? Pas de réponse. Elle est dans les cordes. La revoilà qui brandit des absurdités : « la sécurité sociale prend en charge des cures thermales pour les clandestins ». C’est faux, totalement bidon. Un rapport très précis de l’IGAS dément pourtant cette affirmation ridicule. Elle pique du nez, farfouille dans ses notes. Le disque semble rayé, on dirait son père, la verve en moins. Après avoir dit que les patrons affirment la même chose que Mélenchon sur l'immigration (ah bon ? On a pourtant pas entendu le Medef réclamer la régularisation des "sans papiers"), elle affirme quelques minutes plus tard que les mêmes patrons sont en désaccord avec ses propositions. Faudrait savoir.

 

On change de sujet. Cette fois ci, c’est la laïcité. Sujet majeur. Pour Marine Le Pen, c’est exclusivement la montée de l’intégrisme musulman qui met en cause la laïcité et réaffirme qu’il faut défendre les racines chrétiennes de la France. « Ce ne sont pas les intégristes catholiques qui violent les règles de la laïcité » dit-elle. Faux. Jean-Luc la cueille en beauté. Sa défense de la laïcité est limpide. Nous sommes des laïques intransigeants. Notre attitude est la même envers toutes les pratiques religieuses qui ne respectent pas les lois. Ce n’est pas le cas du FN. « Les français pensent comme moi, ils en ont par-dessus la tête de votre obsession sur les histoires de religion » lui lance-t-il. Il refrappe : « Vous faites le tri entre les religions » et « vous pratiquez un fanatisme contre une seule religion ». Car que dit-elle contre les autres intégrismes et notamment l’intégrisme catholique ?  Rien, bien sûr. Le sujet est concret. "Moi, Monsieur, je respecte toutes les religions si elles restent dans le cadre de la République" ose-t-elle. Mensonge ! Elle a toujours soutenu l’occupation illégale, prise par la force, depuis 1977 de l’Eglise Saint Nicolas du Chardonnet, par des illuminés, farouches adversaires de la République, qui pratiquent la messe en latin et vendent les oeuvres du Maréchal Philippe Pétain à la porte. Elle reste silencieuse. Pourtant, depuis 30 ans une décision de justice aurait dû s’appliquer en mettant dehors les illuminés qui occupent ce lieu, sans respect de la loi et sans l’accord de l’Evêché de Paris. Là bas, des messes célèbres les pires antisémites et négationnistes. On rend hommage au Général Franco. Là bas aussi des exaltés y vont pour écouter des prédicateurs radicaux qui prêchent dans une langue étrangère. Mais, le Fn ne condamne évidemment pas. C’est son électorat. Pire, c’est là que Marine Le Pen , elle même, a fait baptiser ses enfants. Elle vacille et sourit de façon crispée, mais ne sait que répondre. C’est la première fois qu’on lui parle ainsi. L’argument est imparable. Cela fait quelques jours que mon camarade Monsieur Jo a trouvé cette réalité peu connue par les journalistes. Lisez d'ailleurs l'article qu'il vient de publier à ce sujet sur son blog (cliquer ici). Peut-on lutter contre l’intégrisme de certains en étant soi-même complaisante envers une pratique intégriste d’une autre religion ? C'est bien sûr impossible. Partout les élus FN sont favorables aux financements, au-delà de la loi, des écoles confessionnelles. Elle est silencieuse quand de l’argent public est utilisé, contrairement à l’esprit de la loi de 1905, pour bâtir des Eglises catholiques. A ses yeux tout cela ne pose aucun problème. Son obsession c’est l’islam, l’islam et seulement l’islam. Mais cela n’a rien à voir avec la laïcité. Jean-Luc achève le propos en lui annonçant que le PG proposera bientôt une loi réaffirmant la laïcité notamment en mettant en cause le scandaleux statut d’Alsace Moselle source d’inégalité sur le territoire. Pas de réaction de Mme Le Pen. L’imposture est démasquée. Le FN est un radical adversaire de la laïcité. Il n’utilise ce mot récemment qu’à la seule fin de masquer, avec difficultés, son racisme anti-arabe. C’est le même discours de son père que l’on entend depuis trop longtemps.

 

Les sujets suivants sont l’euro et l’emploi. Jean-Luc explique pourquoi il faut une monnaie européenne pour mettre en place un salaire minimum européen, seule façon de lutter contre la concurrence entre les travailleurs. Il faut également sortir du Traité de Lisbonne. Il développe aussi sa proposition d’écart maximum de salaire obligatoire de seulement 1 à 20. C'est la proposition de la Confédération Européenne des Syndicats (CES). Marine Le Pen n’a rien d’autre à dire que rappeler qu’il fut socialiste et ministre. Jean-Luc reste stoïque. Il assume et fait la liste de toutes les grandes conquêtes sociales qui ont été obtenues sous la gauche : cinquième semaine de congés payés, retraite à 60 ans, abolition de la peine de mort, dépénalisation de l’homosexualité, les 35 heures… et lui balance « Vous, cela fait quarante ans que vous ne servez à rien ». Depuis que le Fn est présent dans le paysage politique il n'a servi qu'à fabriquer des boucs émissaires, diviser les travailleurs et insulter les syndicats ouvriers pourtant indispensables pour lutter contre les dégats du libéralisme. "A cause de vous, on a même été obligé de voter pour Chirac en 2002" lui rappelle Jean-Luc.

 

Je laisse chacun regarder la totalité du débat pour se faire une opinion si ce n’était pas déjà le cas. Vous y verrez Mme Le Pen s'indigner que Louis XVI ait été guillotiné en 1793, et contradictoirement défendre aujourd'hui la peine de mort. Son propos est assez embrouillé. Que veut-elle dire ? Est-elle nostalgique de la monarchie ? Mystère. Sans doute a-t-elle cherché à flatter la partie de son électorat qui regrette l'Ancien régime. Mais, cela fait flop. L'émission est terminée. Ils ont parlé 22 minutes chacun. Il reste encore bien des sujets à aborder sur l'absurdité du programme du FN. Sur le plan économique, c'est Sarkozy en pire. Le PG va réaliser un livre argumentaire contre le Fn qui rassemble tous les documents rédigés pour l’occasion. Mais, ne boudons pas notre plaisir, pour nous aujourd’hui, c’est une évidence, quels que soient les résultats du sondage bidon organisé par BFM (où les militants Fn trichent régulièrement) Jean-Luc a envoyé Marine Le Pen au tapis. Pendant une heure, elle a trouvé pour la première fois un adversaire fier d'être de gauche, qui ne se débine pas. Toutes les petites astuces prévues par le FN pour le déstabiliser ont fait pschiiit. Elle pensait par exemple faire un bon mot en le traitant "d'Yvette Horner de la vie politique". Bof, mais alors, si Jean-Luc c'est l'accordéon, elle c'est plutôt le pipeau. J'ignore si la blague fait sourire chez les "marinistes". C'est pas terrible en réalité. Elle, c'est une héritière, fille d'un milliardaire, qui rechante tous les vieux tubes qui ont fait le succès de papa et qu'il a interprété sur toutes les estrades depuis trois décennies. Elle ironise sur "le bruit et la fureur" revendiqué par Jean-Luc ? Mais elle, c'est le bafouillage (et le führer ?) sans la faconde de son père. Sinon, sur le fond, franchement, rien de nouveau dans le discours. Ce n'est donc que cela le "nouveau visage" du FN dont on nous a rebattu les oreilles... ? C'est toujours la même haine, la provocation antisémite en moins. A la fin de l’émission, devant l’entrée du studio, c’est aussi l’opinion des journalistes présents. Dans le hall du bâtiment, la presse nombreuse interroge Jean-Luc sur ses impressions. Rasant le mur, tête baissée, Marine Le Pen et son équipe s’en vont furtivement, sans plus de commentaire et s’engouffrent dans une camionnette aux vitres fumées. En quelques secondes, elle est partie.

 

L’objectif est atteint. Désormais, face au Fn, il existe une gauche populaire, sociale et laïque qui tient bon et qui s'assume. Ce débat annonce une grande campagne électorale si toutes les forces qui composent le Front de gauche en sont d’accord. Nous repartons à pieds et, à la différence de l'héritière de Saint-Cloud, nous prenons le métro en riant des bons coups qui ont été portés à la Présidente du FN. Dans les couloirs les gens nous regardent, amusés par notre bonne humeur. Une fois sortis dans la rue, sur un trottoir voisin, un homme de forte corpulence en bleu de travail sort d’un bistrot le poing dressé et s’écrit « Bravo Mélenchon, qu’est-ce que tu lui as mis à l’autre ! On est avec toi. ».

 

C’est le meilleur hommage qu’on pouvait lui rendre.

dimanche, 13 février 2011

fév. 11
13

Veillée d'armes avant la confrontation entre Mélenchon et Le Pen, puis un mot sur le RLP parisien et le congrès du NPA...

Veillée d’armes...

 

Concernant la magnifique vague révolutionnaire qui balaye le monde arabe, je ne dirais rien. C'est pourtant ce qu'il y a de plus important actuellement. Nous vivons l'ère des guerres et des révolutions... Bravo les tunisiens, bravo les égyptiens ! Et maintenant, à qui le tour ? Vous pouvez consulter le site du PG ou celui de ses co-présidents. Ils parlent longuement de cet évènement au moins aussi important que ceux de novembre 1989. Je me concentre sur quelques points, dont je suis un modeste acteur. Demain, lundi 14 février, dans une émission BFM / RMC, animée par Jean-Jacques Bourdin, de 8h30 à 9h30, mon camarade Jean-Luc Mélenchon sera confronté à Marine Le Pen, la nouvelle Présidente du Front national. Ne le ratez pas, rude affrontement en perspective. Tout les oppose. Le PG a pris au sérieux ce rendez-vous. Nous avons été plusieurs à aider Jean-Luc, (tiraillé depuis janvier entre des dizaines de déplacements, meetings, émissions…)  à se préparer au mieux pour ce bras de fer. Je n’ai pas envie d’en dire plus pour l’instant. Demain matin, je serais à ses cotés dans les locaux de BFM. Je raconterai les « coulisses » de tout cela demain après-midi. Rassurez-vous, les collaborateurs traditionnels de Jean-Luc, plus quelques observateurs, ont bien préparé les choses, le tout animé par François Delapierre dont l’intelligence vive m’étonne toujours. J’ai apporté ma pierre à ce bel édifice. Ce n’est donc pas une escouade « d’étudiants de normale sup » (comme le dit curieusement un article de Paris Match) qui a travaillé, mais une équipe bien carrée de militants expérimentés du PG.

 

Je lance donc un appel à tous les amis qui lisent ce blog, demain regardez ou écoutez cette émission. Et réagissez de toutes les manières que vous pouvez (blogs, face book, etc…) pour dire ce que vous en pensez. Je compte sur vous.

 

Je me suis abstenu sur le RLP

 

Sinon, ma semaine fut très intense. J’ai notamment siégé toute l’après-midi de vendredi 11 février à l’Hôtel de Ville, dans le groupe de travail pour l’élaboration du Règlement local de publicité (RLP) parisien. C’est un document très important qui régit la place de la publicité dans la capitale (lire cet article du Nouvel Obs). Le dernier RLP adopté date de 1989 (révisé un peu en 1992). En 2007, un projet voté en Conseil de Paris, n’avait finalement pas été appliqué de peur d’un recours de la part des publicitaires qui prétextaient de quelques vices de formes pour le contester. Quatre ans plus tard, au terme de plus de trois mois d’élaboration, le projet qui a été soumis au vote (seulement dans le groupe de travail car il le sera au Conseil de Paris en juin) m’a semblé en recul par rapport à celui qui fut présenté en 2007. Certes, il comporte quelques avancées significatives (notamment une baisse de 40% des panneaux ) par rapport à la situation actuelle, mais je ne m’explique pas ces reculs. J’avais déposé 33 amendements pour mon groupe, et bien peu furent retenus. C’est pourquoi, tout bien pesé, je me suis abstenu. Je sais que les élus socialistes et le Maire de Paris sont fort agacés par ce vote. Tant pis, c’est la vie. Mon ami Jacques Boutault, le Maire Vert du 2e arrondissement, avec qui j’ai fait front commun et qui s’est abstenu comme moi, explique bien les détails de cette réunion sur son blog. Lisez-le, le propos est clair. Jacques est un ami et un homme que j’apprécie.

 

Je publie aussi le communiqué de presse que j’ai rédigé à ce sujet, suite à mon vote.

 

Communiqué

 

« Le Groupe de travail parisien pour la révision du Règlement Local de Publicité (RLP) a terminé ses travaux aujourd’hui. Un projet a été adopté et il doit maintenant être soumis au vote du Conseil de Paris qui aura lieu en juin.

 

Je me suis abstenu lors du vote final pour l’adoption du RLP.

 

Cette abstention mérite explication. Tout d’abord, avec le Groupe communiste et élus du Parti de Gauche que je représentais, je souhaite qu’il existe un nouveau RLP parisien prenant effet le plus rapidement. Le précédent a été adopté il y a plus de 20 ans. Cette situation ne peut plus durer.

 

Je soutiens donc la mise en place d’un RLP plus contraignant pour les annonceurs publicitaires.

 

Par la baisse significative du nombre de panneaux, l’interdiction des écrans digitaux, la disparition des 4 x 3, l’interdiction de toute publicité utilisant des capteurs intrusifs, etc… il est vrai que ce projet de RLP contient des éléments allant dans le bon sens, et je ne souhaite pas le bloquer au profit d’un statu quo.

 

Toutefois, ce projet de RLP attribue encore beaucoup trop de place à la publicité dans la cité et dans notre vie. Partisan d’une ville sans publicité, je considère que nous devons utiliser tous les moyens en notre possession pour faire reculer l’agression publicitaire. C’est en fidélité à cet objectif que je me suis abstenu.

 

En outre, il est notable qu’en comparaison au Projet soumis au Conseil de Paris en 2007, puis non appliqué, il y a même eu des reculs. Par exemple, il n’est plus prévu que les panneaux lumineux déroulants soient éteints entre minuit et sept heures du matin.

 

De plus, entre autres, je regrette que la taille de la publicité autorisée sur les bâches de travaux ait été laissée à 16 m2. J’ai défendu qu’elle soit ramenée à 12 m2.

 

Le débat doit continuer au sein de la majorité municipale. Lors du Conseil de Paris de juin je présenterai des vœux et j’interviendrai à nouveau pour défendre ma vision de Paris. »

 

NPA : le triste choix du sectarisme

 

Enfin, ce dimanche, je vais au congrès du NPA avec la délégation du PG. Le résultat de ce congrès est une déception pour nous. La direction du NPA a fait le choix du sectarisme et ferme la porte nos propositions d’actions communes, notamment sur le terrain électoral, il préfère les incantations stériles. Depuis 50 ans, ce courant politique, souvent composé de personnages lumineux, paye le prix de ces comportements si dommageables… Je repense aux phrases fortes de Léon Trotsky, tirée du Programme de Transition, ouvrage dans lequel on m’a appris la politique : « les sectaires ne sont capables de distinguer que deux couleurs : le blanc et le noir. Pour ne pas s’exposer à la tentation, il simplifie la réalité (…) celui qui ne cherche ni ne trouve la voie du mouvement des masses, celui là n’est pas un combattant, mais un poids mort pour le Parti. Le programme n’est pas crée pour une rédaction, une salle de lecture, ou un club de discussion, mais pour l’action révolutionnaire de millions d’hommes ». Bien dit. Cela date pourtant de 1938. Pour ne pas trop laisser paraître mon amertume, je vous laisse lire cet article trouvé sur Médiapart qui décrit l’état d’esprit d’un militant NPA déçu des décisions prises par ce congrès.

 

11h00 : Porte close au Congrès du NPA ! Curieux de la part de ceux qui veulent "ouvrir les portes aux anticapitalistes", ils ferment finalement la leur pour la dernière journée de leur congrès à tous leurs invités et aux journalistes. Il semble bien difficile de trouver une majorité.