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mercredi, 29 juin 2011

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Depuis 2008 à Paris 12e, le « F.M.I. » de Mme Lagarde fut un « Faux Mandat Indemnisé »...

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Le Conseil d'Administration du FMI vient de désigner son prochain Directeur général. Sans aucune surprise, dans la mesure où elle était soutenue par les Etats-Unis, Mme Christine Lagarde a été nommée à ce poste.

Pour assumer cette fonction, il va de soi qu'elle va abandonner son poste de Ministre des Finances, et qu’elle va démissionner enfin de l'unique mandat électoral qu'elle ait eu à exercer : celui de Conseillère de Paris du 12e.



A ce sujet, je tiens à rappeler la façon dont elle s'est comportée pendant plus de 3 ans.

DSC07115.JPG Depuis mars 2008, en 35 séances dans le 12e arrondissement, hormis la séance d'inauguration, elle n'est jamais venue. Sa chaise est toujours restée vide. Et, au Conseil de Paris, elle fut l'élue la plus absente, au mieux quelques heures chaque année, à tel point qu'elle fut sanctionnée conformément au règlement de cette assemblée.

Elle avait pourtant répété avant d'être élue : « je siègerai, quoi qu'il arrive ». Mensonge.

Elle a, de plus, toujours méprisé mes nombreuses demandes de démissions, raillant ce qu’elle nommait mon « inélégance », répétant : « je suis très attachée à ce mandat, je l'exercerai jusqu'en 2014 ». Mensonge encore.

Et pourtant, comme tous les autres élus, elle percevait tous les mois une indemnité de Conseillère de Paris de 3 000 euros nets par mois. Pour Mme Lagarde, ces 3 ans furent une sorte de « FMI : Faux Mandat Indemnisé », inutile pour les parisiens qui lui avaient fait confiance.

Je rappelle donc que j'ai dénoncé souvent ce comportement car j’ai considéré qu’il risquait de jeter un discrédit sur tous les élus parisiens, de droite comme de gauche, qui essayent d’exercer leur mandat sérieusement.

Finalement, ce comportement de Mme Lagarde m’apparaît comme une illustration d’un manque de respect élémentaire de la souveraineté populaire et de la démocratie.

Pour être Directrice du FMI, ses défauts ont été vus comme des qualités. Qui sait ?

mercredi, 25 mai 2011

mai 11
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Le mépris des électeurs comme marque de fabrique

lagarde_FMI.jpgMme Christine Lagarde candidate à la direction du FMI ?

Je suis scandalisé d’apprendre que Mme Christine Lagarde vient de se porter candidate à la Direction du FMI.

Le mépris des électeurs du 12e arrondissement de Paris qui l’ont élu Conseillère de Paris en mars 2008 aura donc été total. Il s’agissait pourtant du seul mandat électif qu’elle ait exercé dans sa vie.

Je rappelle une nouvelle fois qu’elle ne sera jamais venue siéger une seule fois au Conseil d’arrondissement et qu’elle aura été l’élue la plus absentéiste du Conseil de Paris se contentant de venir quelques heures en trois ans.

Finalement, sa principale présence dans le 12e l’aura été à travers des photos bidonnées publiées dans son journal de propagande. On se souvient que la révélation de ce trucage avait provoqué l’hilarité générale.

Malgré mes demandes répétées, elle a toujours refusé de démissionner, continuant à percevoir son indemnité d’élue de près de 4 000 euros par mois pour rien.

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Ce manque de respect le plus élémentaire de la démocratie et des électeurs d’un arrondissement de plus de 140 000 habitants est à l’image de la politique qu’elle a conduite en France au Ministère des Finances et qu’elle continuera sans doute à Washington si elle était désignée nouvelle Directrice du FMI.

 

dimanche, 22 mai 2011

mai 11
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L’affaire DSK et la direction du PS, Christine Lagarde au FMI… et l’innocence au faciès ?

20110522-1327.jpgLa formidable mobilisation de ces milliers de jeunes espagnols à la Puerta del Sol à Madrid contre le chômage et la précarité nous montre la voie. « La voix du peuple, ne sera jamais illégale ! » proclament-ils avec fierté. Nous devons tout faire pour les soutenir. Ils ont raison. A Paris, Place de la Bastille, certains marchent dans leur pas. A l’heure où j’écris ces lignes, j’ignore l’avenir de cette mobilisation parisienne. Mais, le PG y apportera tout son soutien. Cette jeunesse déterminée fait de la politique de la plus belle des façons.

Le lecteur me pardonnera toutefois que je consacre l’essentiel de ce billet une nouvelle fois à  « l’Affaire Strauss-Kahn ». Il est une chose qui continue de me chiffonner. Dimanche dernier, sur la plupart des plateaux de télé, abasourdis par la brutalité de la nouvelle, les plus proches de DSK, ainsi que François Hollande ou Martine Aubry ont répété : « cela ne lui ressemble pas ». La première fois, cette phrase me semblait relativement logique et naturelle. Mais, depuis certains faits et l’étalage de rumeurs diverses, elle me pose quelques problèmes. Et, à quoi « ressemble » un coupable ? Cela se voit-il sur son visage ? Le reconnaît-on au faciès ? Non, me répondront les dirigeants socialistes. Sans doute voulaient-ils dire que rien jusque là dans la vie de M. Strauss-Kahn ne pouvaient laisser présager pareil comportement….

traubmann.gifDepuis avant-hier, malaise. J’ai acheté et lu la biographie que l’on trouve partout « Le roman vrai de Dominique Strauss-Kahn » du journaliste Michel Taubmann (éditions du moment) parue il y a quelques semaines. Sans manquer de respect pour l’auteur, il s’agit d’un livre de commande, réalisé avec une certaine complaisance pour DSK. Dès la quatrième de couverture, on annonce la couleur au lecteur : « Au-delà des apparences, l’enquête de Michel Taubmann montre que Dominique Strauss-Kahn possède un ADN 100 % à gauche ». Mouais…Le reste est de la même eau, et le ton n’est vraiment pas à l’insolence ni à l’outrance, ni à « l’hostilité » envers DSK. On l’a compris. C’est même franchement plutôt le contraire.

Et bien, la lecture du dernier chapitre de cet ouvrage (le chapitre XXVI) nommé « les trompettes de la rumeur », écrit bien entendu avant  l’Affaire du Sofitel, m’a assez estomaqué. Il revient sur, ce qui depuis est devenu un énorme buzz : les affirmations de l’écrivain Tristane Banon qui aurait manqué, selon elle, d’être violée par DSK en 2003 lorsqu’elle écrivait son livre « Erreurs avouées ».

T_Banon.jpgComme tout le monde, j’ignore si tout cela est vrai. Mais à la lecture de ce livre on découvre qu’au moins François Hollande et Laurent Fabius étaient au courant depuis 2003. On apprend, selon le biographe, qu’ils ont rencontré la jeune femme, et même qu’ils lui ont même conseillé de porter plainte. Ce que finalement, elle n’a pas voulu faire, pour des raisons complexes dues peut être au fait qu’elle est une amie de la fille de DSK et la filleule de la seconde femme de DSK ! Et bien sûr, il reste possible aussi que cette jeune femme mente (ce qui aurait pu d’ailleurs entraîner une plainte de DSK pour injures calomnieuses..).

Est-ce vrai, est-ce faux ? Cela me semble à présent important à savoir. Les dirigeants socialistes étaient-ils au courant de ce type de rumeurs ? Cela me semble évident que oui. Le livre de Michel Traubmann est en vente partout. Ici, on ne parle plus de gaudriole et mœurs sexuelles « légères », mais de viol, c'est-à-dire d’un crime !

Les mêmes responsables socialistes qui avaient entendus parlés des « folles rumeurs » véhiculés par Melle Banon, n’ont-ils pas été embarrassés de lire en 2009 la conclusion de la lettre de l’économiste Piroska Nagy, rendue publique par l’Express, adressée à la commission d’enquête interne du FMI : «  je pense que M. Strauss-Kahn est un leader brillant, qui a une vision pour affronter la crise financière mondiale en cours. C'est également un homme agressif, bien qu'il soit charmant. Il vient d'un pays, la France, que j'adore et où j'ai de nombreux bons amis. Mais je crains que cet homme ait un problème pouvant le rendre peu adapté à la direction d'une institution où des femmes travaillent sous ses ordres. »

ramzy-khiroun-conseiller-dsk-strauss-kahn_108.jpgMichel Traubmann, dans son ouvrage, balaye tous ces éléments en  laissant entendre que, tout bien étudiés, les affirmations de Tristane Banon ne sont pas sérieuses… puisqu’elle n’a pas portée plainte ! Il retourne même les pressions que Melle Banon dit avoir subit, en relatant que c’est elle qui aurait finalement menacé Ramzy Khiroun , le mystérieux homme de main de DSK payé par Arnaud Lagardère (stupéfiant d'ailleurs cette connivence avec un des meilleurs amis de Sarkozy) qui a fait supprimer un passage de son livre. Elle lui aurait dit : « Je me vengerai de Dominique Strauss-Kahn ». A propos de Mme Nagy du FMI, il explique que sa dernière lettre n’est motivée que par la vexation de cette dernière après la lecture du blog d’Anne Sinclair la comparant indirectement à une prostituée.

Hum, hum…Tout cela est assez fumeux.

Mais surtout, à ce stade, avant même que n’éclate l’affaire du Sofitel de New York, quelle menace pour l’élection présidentielle pour le candidat socialiste et toute la gauche ! Comment imaginer qu’une direction politique, dans la préparation d’une élection présidentielle, disposant de ces éléments ne s’en inquiète pas plus ? Face à Nicolas Sarkozy, dont on connaît les méthodes brutales en campagne, quelles réponses, en toute conscience, en toute clarté, la direction socialiste entendait-elle porter à de telles accusations qui évidemment auraient été utilisées par la droite ou l’extrême droite qui s’apprêtaient, selon l’hebdomadaire Minute, à faire campagne sur le célèbre air de « Dominique, nique, nique… » ? Y avait-elle seulement pensé ? Oui, non ? Si c’est non, c’est fou et irresponsable. C’était prendre le risque de la défaite face à la droite. Et si oui, quel moyen interne avait-elle prévu pour faire la lumière sur tout cela ? Quelles étaient les conclusions intimes de Fabius et Hollande qui avaient rencontré Melle Banon ? Une mythomane ou une femme qui n’a pas le courage de porter plainte tant la pression est forte sur elle ? Et sa mère qui raconte partout cette histoire depuis une semaine, Vice-présidente PS d’un Conseil Régional, est-elle également une affabulatrice qui affirme sans fondement ? Si c’est le cas, est-il prévu des sanctions internes contre elle ? Il le faudrait, car si elle ment ses accusations sont indignes d’une militante socialiste contre un de ses principaux dirigeants. Idem, concernant la députée Aurélie Filipetti, porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée nationale qui avait déclaré en 2008 dans le journal genevois Le Temps : « Je garde un mauvais souvenir d’une tentative de drague très lourde, très appuyée de Dominique Strauss-Kahn. Depuis cet évènement, je me suis arrangée pour ne pas me retrouver seule avec lui dans un endroit fermé ». Peut-on affirmer de telles choses, vraies ou fausses, sans conséquences ?

201105174dd1e9b10d23b-0.jpgLe livre de Michel Traubmann, évoque certaines de ces rumeurs et « calomnies » pour finalement les évacuer sans finesse. Pire, par une magnifique pirouette, l’auteur trouve même une ancienne attachée parlementaire de DSK en 1998-1999, devenue aujourd’hui conseillère régionale UMP, qui affirme sans vergogne : « Dominique était plus dragué que dragueur. C’était inimaginable ! Quand nous étions sur les bancs du gouvernement, certaines femmes députées me passaient des mots à lui transmettre contenant parfois des déclarations enflammées, voire délirantes ; J’ai vu des femmes faire des numéros de claquettes dignes des plus grandes prostituées, j’ai vu des élues, des collaboratrices prêtes à tout pour coucher avec lui (...) avec Dominique cela atteignait des sommets. En réalité, on peut parler de harcèlement sexuel. Mais Dominique en était la victime ! Je l’ai rencontré la première fois en 1992. Il avait 43 ans. Il était très beau. »

Sans commentaire. Mais, sincèrement, il n’est pas certain que ce passage et la retranscription de ces propos honorent le journalisme d’investigation.

Nous verrons donc dans les semaines qui viennent, où est la vérité dans tout cela. Plus que le sordide fait divers, qui est en réalité peu intéressant, c’est le fonctionnement d’un collectif politique qui se nomme Parti socialiste qui doit être interrogé par ses cadres, ses militants et ceux qui s’apprêtaient à voter pour lui. Mais aussi par toute la gauche.

aubry-papandreou.jpgPour l’heure, nombre de journalistes sont surtout intéressés à savoir si le PG « préfère » Hollande ou Aubry ? Mauvaise question. Avec amusement, j'observe qu'ils oublient toujours Ségolène Royal ou Arnaud Montebourg. Pourtant, seule la désignation de ce dernier modifierait réellement le paysage politique. Quoi qu'il en soit, le problème ne se pose pas ainsi à mes yeux. Quelle différence de programme y a-t-il entre eux ? Manifestement aucune et c’est même au nom de cet argument que les proches d’Aubry veulent marginaliser Hollande. Claude Bartolone a déclaré que dans la mesure où tous les candidats disent la même chose, c’est à la Première secrétaire d’être candidate… Mais pourquoi avant le retrait de DSK cet argument n’était pas valable ? Un journaliste, sur un mode amical, a essayé de me convaincre qu’il vaudrait mieux Hollande comme candidat face à celui du Front de Gauche. Pourquoi ? Aubry aurait parait-il une image « plus à gauche » qui pourrait poser problème à Jean-Luc Mélenchon. Ah bon. Je ne l'ai pourtant jamais entendu émettre la moindre critique sur la politique de régression sociale, alignée sur le FMI, de son camarade Geogios Papandréou, Premier ministre Grec et Président de l'Internationale socialiste (en photo). Et puis, ,nous ne faisons pas de la politique ainsi. J’ignore la façon dont est réellement perçue « l’image » de Martine Aubry dans les milieux populaires. J’observe que les dernières élections n’ont pas été triomphantes pour le PS malgré la dureté de la droite. Je sais aussi que sous sa direction, le parti s’apprêtait à soutenir le Directeur du FMI comme candidat et que le programme adopté est moins à gauche que les précédents ! « Ni réaliste, ni socialiste », avions nous dit de lui quand il fut présenté. Le nom de celui ou celle qui le porte importe peu. Le problème du PS ne se concentrait pas sur la seule personne de M. Strauss-Kahn. Ce n’est pas contre DSK que nous avons fondé le PG, puis le FdG. Le mal est plus profond. DSK n’en était qu’un symptôme éclatant. Le Front de Gauche aura donc son candidat qui sereinement mènera campagne sur ses idées. Face à lui, il y aura un candidat socialiste. Son identité importe peu. Nous ne menons pas un combat personnel contre le PS, mais nous voulons une confrontation démocratique d’idée, de programme, de proposition pour notre pays et pour une certaine conception de la gauche.

DSC07115_s.jpgEnfin, il semble donc que pour remplacer M. Dominique Strauss-Kahn à la Direction du FMI, Mme Christine Lagarde soit pressentie et soutenue par tous ceux qui avaient nommé DSK. "Je crois que ce serait une très bonne chose, pour notre pays et pour l'Europe" a dit à ce sujet Martine Aubry au journal de France 2 de 13h00. Le lecteur régulier de ce blog sait ce que je pense de l'actuelle Ministre des Finances, élue comme moi, Conseillère de Paris du 12e depuis plus de 3 ans et qui n’est jamais venue à une seule séance du Conseil d’arrondissement ! Jamais. Sa chaise est toujours restée vide (photo). Pas une seule présence en 33 séances et très peu au Conseil de Paris où elle vient deux demi-journées par an lors du débat sur le budget, malgré une indemnité mensuelle de plus de 3 000 euros par mois. Scandaleux. On se reportera aux nombreux billets que j’avais consacré à cette absence, et aux arguments qu’elle m’avait avancé lorsque j’avais pu lui adressé la parole dans un couloir du Conseil de Paris. Il s’agissait de son seul et unique mandat électoral auquel elle disait tenir beaucoup. On appréciera comment elle a respecté ses électeurs. Madame Lagarde est manifestement plus à l'aise quand elle est désignée que lorsqu'elle est élue par des gens stupides et mal élevés qui ne comprennent pas qu'elle a mieux à faire que de venir siéger au poste pour lequel elle s'est présentée à leurs suffrages.

DSK_Lagarde.jpgMais surtout, les mêmes militants socialistes de bonne foi qui m’expliquaient la fable selon laquelle Dominique Strauss-Kahn avait « gauchie » le FMI, que Nicolas Sarkozy était contre sa nomination (dont François Hollande s’était félicité) que pensent-ils de ce changement poste pour poste entre celui qui devait être le candidat de la gauche et l’actuelle ministre des finances du gouvernement de droite ? DSK et Lagarde peuvent-ils vraiment réaliser le même boulot ? Il semble que oui car ils sont soutenus par les mêmes personnes qui demandent à Mme Lagarde de continuer l’œuvre de son prédécesseur. C’est assez troublant, non ? Il reste que Mme Lagarde et un peu embarrassée par l’affaire Tapie (comme le décrit très bien Médiapart). Il y a un an et demi, elle avait répondu aux questions pressantes à ce sujet par un « Est-ce que j’ai une tête à être une amie de Bernard Tapie » qui sonne d’une drôle de façon à présent. Elle aurait presque pu dire « cela ne me ressemble pas ».

Lagarde-DSK-Youssef-Boutros-Ghal.jpgJ’ignore la réalité. Mais, je sais une chose, dans cette affaire également « l’innocence au faciès » par le mépris et la suffisance qu’elle exprime, est une des pires défenses. Par son arrogance, elle sonnerait presque comme un aveu de culpabilité.

Un dernier mot. Le Parti de Gauche avait dit combien nous avions peu apprécié la façon dont la victime potentielle était dans « l’angle mort » de bien de réactions. C’est depuis devenu quelque chose de partagé. Tant mieux. Au risque d’agacer certains lecteurs qui me trouveront bien mièvre, je voudrais dire combien il est aussi deux femmes dont les images m’ont profondément émues. C’est Anne Sinclair et la fille de DSK. Leur dignité dans ces moments si difficiles m’a touché. Et oui. Même si il était coupable, DSK reste un être humain, qui ne mérite en rien 75 ans de prison pour tentative de viol. L’argent dont il dispose lui offrira sans doute un sort différent du commun des mortels placés dans la même situation. C’est sans doute injuste. Mais, j’espère que le spectacle de l’humanité blessée des proches de DSK fera évoluer les « sécuritaires » qui se répandent dans la gauche et au PS. On ne peut rendre justice sans chercher à comprendre la souffrance du monde dans toute sa complexité, sans penser aux victimes et aussi, je le dis, aux proches des coupables. Comme toujours, c’est lorsqu’un puissant membre de l’oligarchie qui est frappé que l’on s’en rend compte. Mais retenons la leçon.

Une conscience de gauche, tout en réclamant avec fermeté justice pour les plus faibles et les victimes, ne doit pas crier « à mort !» avec tous ceux que ce spectacle indécent excite.

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