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Mot-clé - François Hollande

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dimanche, 22 janvier 2012

janv. 12
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Réaction au discours de Hollande au Bourget

article_hollande-bourget.jpgDans une mise en scène professionnelle réussie François Hollande a répété sans surprise les éléments connus de son programme.

Il a cependant durci sa position à propos du nombre des fonctionnaires en validant toutes les suppressions réalisées par Sarkozy et en annonçant que toutes créations de poste se ferait par redéploiement.

Mais le plus préoccupant est qu'il n'ait pas dit un mot sur sa conception du rassemblement de la gauche ni comment il propose de surmonter les différences entre nos programmes.

samedi, 21 janvier 2012

janv. 12
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M. Hessel, au Front de Gauche nous restons indignés !

hollande_Hessel.jpg« Ralliez-vous à la gauche que dirige François Hollande ! ».C’est de cette surprenante façon que Stéphane Hessel s’est adressé ce soir à Jean-Luc Mélenchon pour lui demander de retirer sa candidature.

Ce « vote utile » sans contenu et cette candidature unique auquel chacun est sommé de se « rallier » sans condition sont inefficaces pour mobiliser la masse de nos concitoyens que ces combines politiciennes démobilisent. Contre la droite et l’extrême droite il faut un projet, pas un accord d’appareil.

Cette injonction est décevante car elle n’est pas conforme avec l’appel à s’indigner qu’a lancé M. Hessel il y a quelques années avec tant d’échos.

Dans beaucoup de pays, c’est précisément la politique que propose M. Hollande qui a suscité une grande vague d’indignation. Notamment en Espagne que dirigeait alors monsieur Zapatero !

Pourquoi voter pour elle si c’est pour s’indigner contre elle, après ?

Au Front de Gauche, notre indignation ne se marchande pas !

vendredi, 30 décembre 2011

déc. 11
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Plutôt que vous acharner contre Mélenchon, écoutez-le !

Cet article à été publié dans la rubrique Le Plus du Nouvel Observateur, le 24 décembre dernier.

En trois jours, "Le Plus" du "Nouvel Observateur" a publié deux articles virulents dirigés contre Jean-Luc Mélenchon. Une réponse s’impose donc, elle sera commune aux deux.

Le plus récent est signé d’un militant du Modem qui considère "qu’en s’attaquant à François Bayrou, Mélenchon se transforme en Robin des Bobards". De quoi s’agit-il ? Notre contributeur est irrité que le Front de gauche ait osé éditer une brochure de 20 pages qui démontre que le programme de Bayrou n’est pas compatible avec une réelle politique de gauche.

Jean-Luc Mélenchon le 14 décembre 2011 à Nancy lors d'une intervention à Sciences Po (JC VERHAEGEN/AFP)

 Jean-Luc Mélenchon le 14 décembre 2011 à Nancy lors d'une intervention à Sciences Po (JC VERHAEGEN/AFP)

Ce document semble avoir atteint sa cible, mais du coup, l’insulte vole bas contre le Front de Gauche. Toutefois, comme toujours, l’arrogance et la moquerie ne sont pas bonnes conseillères. Aussi, pour se faire une idée précise sur les critiques du Front de Gauche contre le Modem, j’invite les lecteurs du "Plus" à lire attentivement ce document et à juger sur pièce.

Bayrou vs. Mélenchon

On peut être en désaccord avec ces 20 pages, bien sûr. Elles ont été rédigées pour faire réfléchir les électeurs de gauche, alors que le candidat socialiste se dit prêt à prendre M. Bayrou dans un éventuel futur gouvernement. Mais, il ne me semble pas acceptable de le balayer d’un revers de main en affirmant qu’il n’est qu’un tissu de bobards. Trop facile. Pour l’essentiel, ce document s’appuie sur des citations extraites du programme du MoDem ou des déclarations de M. Bayrou aisément vérifiables.

Notre ami contributeur ferait mieux d’expliquer et défendre le programme de M. Bayrou, au lieu de polémiquer avec une certaine fainéantise. Par exemple, il est indéniable que le candidat du Modem propose un plan de rigueur de 100 milliards d’euros. Il l’a dit et répété plusieurs fois, et notamment le 24 novembre 2011 sur TF1.

En quoi est-ce un "bobard", pour reprendre le terme utilisé, de comparer le projet du Modem d’augmenter de 50 milliards les recettes de l’Etat par des impôts injustes, notamment la hausse de la TVA de deux points, additionnés à 50 milliards d’économie sur les dépenses, avec les 18 milliards des plans Fillon et Sarkozy d’août et novembre dernier ? En quoi est-ce un "bobard" de constater avec tristesse que 100 milliards c’est 5 fois plus que les deux plans successifs du gouvernement actuel ?

Le "bobard" n’est-il pas dans la posture de M. Bayrou qui se présente comme un opposant à la politique économique menée actuellement, alors qu’il propose la même ? De même, concernant les enseignants, pourquoi notre ami du Modem, lui-même professeur, s’engage à tort, dans une petite polémique avec le Front de Gauche, mais n’assume pas que M. Bayrou a dit et répété qu’il ne reviendrait pas sur les 80 000 suppressions de postes dans l’Education nationale ? C’est tout de même une question majeure. L’a-t-il dit à ses collègues dans la salle des professeurs ? Ou se limite-t-il à ferrailler contre le Front de Gauche ?

Bref, confronter les idées, oui, même avec fougue et virulence. Mais insulter le Front de Gauche avec désinvolture et légèreté, en masquant les positions réelles de M. Bayrou me semble peu intéressant.

Le Front de Gauche n'épargne pas l'UMP

De même, deux jours auparavant, un autre contributeur, socialiste celui-ci, nous interpelle avec aplomb : "Camarade Mélenchon, plutôt que de taper sur Hollande, ayez un peu de courage !". Selon ce dernier, François Hollande serait devenu "l’unique cible" du candidat du Front de Gauche. Il nous invite donc assez doctement à aller au contact des ouvriers, puisque, selon lui, nous ne ferions pas assez. Il nous demande même de nous "mettre au boulot pour attaquer enfin (…) à Le Pen et Sarkozy".  Là, je dois dire, que je me suis frotté les yeux après avoir lu cette interpellation d’une suffisance presque comique. Dans quel monde vit ce Monsieur ? Sans doute pas le même que les militants du Front de Gauche.

Il est donc nécessaire de faire quelques petites mises au point. D’abord M. Hollande est-il l’unique cible de Jean-Luc Mélenchon et épargne-t-il l’UMP ? Non, voici quelques exemples pêle-mêle. Le candidat du Front de Gauche s’est confronté lors d’émissions télévisées à Marc-Philippe Daubresse, à Valérie Pécresse, à Christian Jacob, à Jean-François Coppé, à Christian Estrosi qui sont tous des dirigeants de premier plan de l’UMP. Qui en fait autant ? Qui dit mieux à gauche ? Et notamment au Parti socialiste ? Je ne suis pas sûr qu'il y en ait beaucoup.

Sur la politique de l’UMP, le Front de Gauche a parlé de "déclaration de guerre sociale". Il a dénoncé "l’Europe austéritaire de Merkozy", a indiqué que "Fillon va saccager le pays". Toujours à propos de Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon a déclaré : "Fillon prépare une économie de cimetière. Seuls les morts pourront vivre à l’aise dans ce pays puisqu’ils n’ont besoin de rien. C’est un contresens économique. L’austérité réduira l’activité, les rentrées fiscales baisseront et les déficits augmenteront. Toute l’Europe s’y met ! Partout, les résultats sont pitoyables."  

A propos du discours de Toulon de Nicolas Sarkozy, il a évoqué "un disque rayé (…) spectacle déplorable de dissertations socio-économiques devant une foule excitée de réactionnaires." Et l’on pourrait continuer à égrener d’autres exemples qui démontrent que nous n’épargnons pas l’UMP, bien au contraire. Nous en sommes les adversaires les plus conséquents et les plus déterminés.

Autre exemple, depuis septembre, 8 des 14 arguments, publiés dans la rubrique spécifique du "petit courrier", sur le blog de Jean-Luc Mélenchon ciblent exclusivement la droite (sur la prime de Sarkozy, sur l’industrie, la xénophobie, le Traité de lisbonne, etc). A propos des 6 autres, seuls 3 concernent la social-démocratie, mais il s’agit de l'Europe, de la Grèce, de l’Allemagne, et du Traité de Lisbonne à nouveau. A quoi, je tiens à ajouter l’existence d’une brochure contre les propositions M. Bayrou évoqué plus haut.

Mélenchon, mobilisé contre l'austérité

Le candidat du Front de Gauche n’irait pas assez au contact des ouvriers ? Bigre. Est-ce bien sérieux comme critique ? Jean-Luc Mélenchon est allé rencontrer les travailleurs de Fralib à Gémenos, des Fonderies du Poitou Aluminium à Ingrandes, de la SOBRENA à Brest, d’Arcelor Mittal à Florange, de Still à Montataire, de Randstad à Saint-Denis, sans oublier le soutien à Xavier Mathieu contre les test ADN, et bien sûr la visite vendredi à Roissy avec les grévistes. Je rappelle enfin qu’il était le seul candidat à la présidentielle à la manifestation du 13 décembre contre l'austérité. Qui dit mieux là encore ? Où étaient les dirigeants socialistes et leur candidat ?

Enfin, concernant le Front national, le candidat du Front de Gauche a déjà affronté deux fois Marine Le Pen sur un plateau télé ces derniers mois. Régulièrement, nous publions sur nos sites et blogs des argumentaires contre l’extrême droite. Laurent Maffeis, directeur de cabinet de Jean-Luc Mélenchon, a publié en septembre un ouvrage intitulé "Les cinq mensonges du Front national" (Editions Bruno Leprince) et je publie prochainement un autre ouvrage "Le parti de l’étrangère, Marine Le Pen contre l’histoire de France" (Editions Tribord) disponible en librairie le 19 janvier 2012. Quel parti en fait autant ?

Voilà donc une partie, bien incomplète, de notre bilan en cette fin d’année 2011. J’ai oublié d’évoquer les centaines d’initiatives, de réunions, d’assemblées citoyennes, qui se sont tenues dans toute la France. Aujourd’hui, j’affirme que le Front de Gauche est la force politique qui mobilise le plus de nos concitoyens. 

Enfin, s'il nous arrive parfois de nous en prendre à François Hollande, c’est précisément pour mieux battre la droite. Mais, pas de faux procès, ce n’est pas une obsession, lors du dernier grand discours de Jean-Luc Mélenchon devant 3000 personnes à Talence, le 1er décembre, pas une seule fois le nom de François Hollande n’a été évoqué. Et, il en de même lors de nos grands rendez-vous. Mais, il est vrai que nous pensons que les positionnements politiques du candidat socialiste, si comparables à ceux des autres partis sociaux démocrates européens, amènent notre pays dans le mur. Est-il possible de l’exprimer ? Ou est-ce là un crime de "lèse candidat" insupportable aux oreilles d'un électeur socialiste ? Je ne le crois pas.

Et si, le vrai courage, malgré la difficulté de la tâche, c’était justement de faire cela ? Ami socialiste, plutôt que nous insulter, viens nous aider. Ensemble, nous pouvons changer la gauche, vraiment.

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