Veillée d’armes...

 

Concernant la magnifique vague révolutionnaire qui balaye le monde arabe, je ne dirais rien. C'est pourtant ce qu'il y a de plus important actuellement. Nous vivons l'ère des guerres et des révolutions... Bravo les tunisiens, bravo les égyptiens ! Et maintenant, à qui le tour ? Vous pouvez consulter le site du PG ou celui de ses co-présidents. Ils parlent longuement de cet évènement au moins aussi important que ceux de novembre 1989. Je me concentre sur quelques points, dont je suis un modeste acteur. Demain, lundi 14 février, dans une émission BFM / RMC, animée par Jean-Jacques Bourdin, de 8h30 à 9h30, mon camarade Jean-Luc Mélenchon sera confronté à Marine Le Pen, la nouvelle Présidente du Front national. Ne le ratez pas, rude affrontement en perspective. Tout les oppose. Le PG a pris au sérieux ce rendez-vous. Nous avons été plusieurs à aider Jean-Luc, (tiraillé depuis janvier entre des dizaines de déplacements, meetings, émissions…)  à se préparer au mieux pour ce bras de fer. Je n’ai pas envie d’en dire plus pour l’instant. Demain matin, je serais à ses cotés dans les locaux de BFM. Je raconterai les « coulisses » de tout cela demain après-midi. Rassurez-vous, les collaborateurs traditionnels de Jean-Luc, plus quelques observateurs, ont bien préparé les choses, le tout animé par François Delapierre dont l’intelligence vive m’étonne toujours. J’ai apporté ma pierre à ce bel édifice. Ce n’est donc pas une escouade « d’étudiants de normale sup » (comme le dit curieusement un article de Paris Match) qui a travaillé, mais une équipe bien carrée de militants expérimentés du PG.

 

Je lance donc un appel à tous les amis qui lisent ce blog, demain regardez ou écoutez cette émission. Et réagissez de toutes les manières que vous pouvez (blogs, face book, etc…) pour dire ce que vous en pensez. Je compte sur vous.

 

Je me suis abstenu sur le RLP

 

Sinon, ma semaine fut très intense. J’ai notamment siégé toute l’après-midi de vendredi 11 février à l’Hôtel de Ville, dans le groupe de travail pour l’élaboration du Règlement local de publicité (RLP) parisien. C’est un document très important qui régit la place de la publicité dans la capitale (lire cet article du Nouvel Obs). Le dernier RLP adopté date de 1989 (révisé un peu en 1992). En 2007, un projet voté en Conseil de Paris, n’avait finalement pas été appliqué de peur d’un recours de la part des publicitaires qui prétextaient de quelques vices de formes pour le contester. Quatre ans plus tard, au terme de plus de trois mois d’élaboration, le projet qui a été soumis au vote (seulement dans le groupe de travail car il le sera au Conseil de Paris en juin) m’a semblé en recul par rapport à celui qui fut présenté en 2007. Certes, il comporte quelques avancées significatives (notamment une baisse de 40% des panneaux ) par rapport à la situation actuelle, mais je ne m’explique pas ces reculs. J’avais déposé 33 amendements pour mon groupe, et bien peu furent retenus. C’est pourquoi, tout bien pesé, je me suis abstenu. Je sais que les élus socialistes et le Maire de Paris sont fort agacés par ce vote. Tant pis, c’est la vie. Mon ami Jacques Boutault, le Maire Vert du 2e arrondissement, avec qui j’ai fait front commun et qui s’est abstenu comme moi, explique bien les détails de cette réunion sur son blog. Lisez-le, le propos est clair. Jacques est un ami et un homme que j’apprécie.

 

Je publie aussi le communiqué de presse que j’ai rédigé à ce sujet, suite à mon vote.

 

Communiqué

 

« Le Groupe de travail parisien pour la révision du Règlement Local de Publicité (RLP) a terminé ses travaux aujourd’hui. Un projet a été adopté et il doit maintenant être soumis au vote du Conseil de Paris qui aura lieu en juin.

 

Je me suis abstenu lors du vote final pour l’adoption du RLP.

 

Cette abstention mérite explication. Tout d’abord, avec le Groupe communiste et élus du Parti de Gauche que je représentais, je souhaite qu’il existe un nouveau RLP parisien prenant effet le plus rapidement. Le précédent a été adopté il y a plus de 20 ans. Cette situation ne peut plus durer.

 

Je soutiens donc la mise en place d’un RLP plus contraignant pour les annonceurs publicitaires.

 

Par la baisse significative du nombre de panneaux, l’interdiction des écrans digitaux, la disparition des 4 x 3, l’interdiction de toute publicité utilisant des capteurs intrusifs, etc… il est vrai que ce projet de RLP contient des éléments allant dans le bon sens, et je ne souhaite pas le bloquer au profit d’un statu quo.

 

Toutefois, ce projet de RLP attribue encore beaucoup trop de place à la publicité dans la cité et dans notre vie. Partisan d’une ville sans publicité, je considère que nous devons utiliser tous les moyens en notre possession pour faire reculer l’agression publicitaire. C’est en fidélité à cet objectif que je me suis abstenu.

 

En outre, il est notable qu’en comparaison au Projet soumis au Conseil de Paris en 2007, puis non appliqué, il y a même eu des reculs. Par exemple, il n’est plus prévu que les panneaux lumineux déroulants soient éteints entre minuit et sept heures du matin.

 

De plus, entre autres, je regrette que la taille de la publicité autorisée sur les bâches de travaux ait été laissée à 16 m2. J’ai défendu qu’elle soit ramenée à 12 m2.

 

Le débat doit continuer au sein de la majorité municipale. Lors du Conseil de Paris de juin je présenterai des vœux et j’interviendrai à nouveau pour défendre ma vision de Paris. »

 

NPA : le triste choix du sectarisme

 

Enfin, ce dimanche, je vais au congrès du NPA avec la délégation du PG. Le résultat de ce congrès est une déception pour nous. La direction du NPA a fait le choix du sectarisme et ferme la porte nos propositions d’actions communes, notamment sur le terrain électoral, il préfère les incantations stériles. Depuis 50 ans, ce courant politique, souvent composé de personnages lumineux, paye le prix de ces comportements si dommageables… Je repense aux phrases fortes de Léon Trotsky, tirée du Programme de Transition, ouvrage dans lequel on m’a appris la politique : « les sectaires ne sont capables de distinguer que deux couleurs : le blanc et le noir. Pour ne pas s’exposer à la tentation, il simplifie la réalité (…) celui qui ne cherche ni ne trouve la voie du mouvement des masses, celui là n’est pas un combattant, mais un poids mort pour le Parti. Le programme n’est pas crée pour une rédaction, une salle de lecture, ou un club de discussion, mais pour l’action révolutionnaire de millions d’hommes ». Bien dit. Cela date pourtant de 1938. Pour ne pas trop laisser paraître mon amertume, je vous laisse lire cet article trouvé sur Médiapart qui décrit l’état d’esprit d’un militant NPA déçu des décisions prises par ce congrès.

 

11h00 : Porte close au Congrès du NPA ! Curieux de la part de ceux qui veulent "ouvrir les portes aux anticapitalistes", ils ferment finalement la leur pour la dernière journée de leur congrès à tous leurs invités et aux journalistes. Il semble bien difficile de trouver une majorité.