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vendredi, 13 janvier 2012

janv. 12
13

Aux anti-Mélenchon primaires : à force, vos attaques profiteront à Sarkozy

Hier, soir, Jean-Luc Mélenchon sur France 2 a franchi une nouvelle étape. Il fut parfait. Plus de 3,5 millions de personnes l'ont écouté et regardé. Dans mon café du 12e, nous étions nombreux à nous presser dans une petite salle pour partager ce moment. Régulièrement, des applaudissements répondaient aux propos de Jean-Luc.

La veille, j'avais publié une tribune dans le Nouvel Obs, en réponse à une attaque contre Mélenchon. La voici :

On dit que la répétition est la base de la pédagogie. Alors, je répète. Une fois encore, (cela devient un poil lassant) une tribune publiée dans le Plus du "Nouvel Observateur" a critiqué Jean-Luc Mélenchon dans un style très lourd et assez fleuri ("pure idiotie", "ridicule", etc.) dans laquelle les attaques superficielles tiennent lieu d’arguments de fonds.

Jean-Luc Mélenchon le 14 décembre 2011 à Nancy lors d'une intervention à Sciences Po (JC VERHAEGEN/AFP)

Jean-Luc Mélenchon le 14 décembre 2011 à Nancy lors d'une intervention à Sciences Po (JC VERHAEGEN/AFP)

Le titre accrocheur se veut affirmatif : "Pour Mélenchon, l’ennemi c’est François Hollande !". Bigre. Rien que ça.

Je constate avec amusement que l’anti-mélenchonisme primaire se porte bien dans ces colonnes. Mais, je le regrette. Quelques contributeurs, manifestement satisfaits de l’état actuel de la campagne du candidat socialiste, pourront écrire et publier chaque jour son éloge et vilipender celui du Front de gauche, cela ne changera rien à la réalité. D’ailleurs, je leur dis fraternellement : prenez garde. Car vos actes, qui vous apparaissent peut-être légers, peuvent ne pas être sans conséquence.

Qui critique qui ?

Petit à petit, à force de répétition, ils peuvent fabriquer un paysage intellectuel qui ne profitera qu’à la droite sarkozyste. À force de claironner un mensonge dans une publication lue par des électeurs de gauche, on risque de faire circuler une calomnie aux conséquences incontrôlables demain. Est-ce le but recherché par l’auteur ? Je n’ose le croire.

Avant cela, je ne peux m’empêcher de faire remarquer, qu’avec cette même méthode et beaucoup moins d’outrance, on pourrait rédiger un article dont le titre serait "Pour Hollande, l’ennemi c’est Mélenchon !". Car tout de même, les exemples abondent pour l’illustrer. Le responsable de la communication de la campagne du candidat PS, Manuel Valls a dit de Mélenchon qu’il était "un danger pour la démocratie". Sidérant ! Que peut-on dire de pire contre un responsable politique ? Rien.

Jamais une telle attaque n’a été proférée par un socialiste contre Bayrou ou Sarkozy ou même qui que ce soit. Valls ne s’est depuis jamais excusé. Est-ce acceptable ? Jean-Paul Huchon en a rajouté en disant de Mélenchon qu’il était "pire que Le Pen". Grotesque.Pas d’excuse non plus. Et Martine Aubry, Première secrétaire du PS, n’a pas seulement daigné répondre à la lettre que le PG lui avait adressée à propos de ces insultes. Elles sont pourtant injurieuses et irresponsables, et sans commune mesure avec les critiques de Jean-Luc Mélenchon. Passons, mais on a de la mémoire au Front de Gauche. Faites passer le message.

J’ai donc fais le choix, dans les lignes qui suivent, de répondre à trois attaques publiées ici.

Premièrement, sur quoi s’appuie la principale critique de notre contributeur ? Où est "la" preuve  de notre accusateur qui justifie ce titre ? Elle se cacherait, parait-il, dans la lecture attentive d’un document majeur : une interview publiée dans "Libération" le week-end dernier. C’est mince. D’autant qu’un des reproches qui est fait, est en réalité presque risible. L’objet de cette interview était de questionner le candidat du Front de Gauche sur son opinion de François Hollande. C’était un choix éditorial discutable des journalistes de Libé, pas de Mélenchon. Mais qu’importe.

A l’arrivée, quel est le grand reproche de notre procureur ? Cette interview serait scandaleuse car Jean-Luc Mélenchon y parle plus souvent de Hollande que de Sarkozy ! Enorme, non ?

Jean-Luc Mélenchon a pourtant déjà rédigé onze ouvrages et des centaines d’articles. Je souligne qu’il a publié en 2006, un livre de 300 pages où il explique méticuleusement son désaccord avec l’évolution de la social-démocratie et l’orientation politique de François Hollande ("En quête de gauche", Edition Balland). L’avez-vous lu ?

Mélenchon en hausse dans les sondages 

Mélenchon est un intellectuel qui, depuis près de 30 ans, prend toujours grand soin de ce qu’il écrit. Il est sans doute parmi les candidats actuels à l’élection présidentielle celui qui a le plus publié et le plus écrit. Il rédige encore chaque semaine, deux ou trois billets de plus de 20.000 signes chacun, sur son blog. Il s’y exprime systématiquement avec précision. Aucun des candidats ne fait de même. Aucun. 

Pour une conscience de gauche exigeante, il y a sans doute là, dans toutes ces lignes, de quoi trouver matière à débattre. Est-ce de là qu’est extrait un des reproches publié dans le Plus ? Non. Ces milliers de lignes et de pages n’intéressent pas notre contributeur. Pas le temps. Il a sans doute plus important à faire. Par contre, il juge pertinent de prendre ou une heure ou deux pour rédiger un billet rageur contre Mélenchon, mais pas de le lire attentivement. Cette méthode est-elle bien sérieuse ? Je ne le crois pas.

Deuxièmement, Mélenchon épargnerait Nicolas Sarkozy de ses reproches. Je suis abasourdi de cette affirmation. Seul un citoyen frappé de surdité, ne sachant pas lire, ou absent du pays ces dernières années, peut affirmer de bonne foi, une chose pareille. Un exemple, parmi d’autre. Le même jour que l’interview de "Libération", un autre entretien de Jean-Luc Mélenchon, rédigé par une journaliste de l’AFP cette fois-ci, était aussi publié dans plusieurs journaux.

Voici comment il débute :

"Quel bilan faites-vous du mandat de Nicolas Sarkozy?
Jean-Luc Mélenchon. Sa victoire en 2007 n'était pas seulement la déroute de la gauche organisée autour du PS.  C'était un changement d'époque. Ca y est, il y avait le Thatchter français qui allait affronter l'Etat social né de la Libération! Et puis cet homme a été fauché par quelque chose à quoi il ne s'attendait pas :  l'heure a sonné dans le monde de la fin du système libéral. Dès lors, ses voeux du premier janvier sont la récitation d'un catéchisme libéral  crépusculaire. Maintenant il veut même démanteler la protection sociale  avec la TVA soi-disant sociale. Nicolas Sarkozy est le premier démolisseur de France. Aucun changement de cap ne peut venir de lui."

Pour ma part, ce sont plutôt les responsables socialistes que je n’ai pas encore entendu adresser une telle critique de la politique actuelle du gouvernement.

Troisièmement, le candidat du Front de Gauche "ne décollerait pas" dans les intentions de vote. Ah bon ? Précisément, je considère que c’est l’inverse. C’est même la nouveauté de cette élection pour les gens de gauche. Les sondages récents (très discutables au demeurant) assurent même qu’il progresse en janvier alors que le candidat PS recule. Point après point, il s'approche désormais des 10 %. C’est inédit depuis 1981. A quatre mois du scrutin, c’est un résultat très prometteur.

Une campagne doit rester digne

La campagne électorale commence et déjà le Front de Gauche est devenu la principale force à la gauche du PS. Pas mal pour un candidat qui ne décolle pas, non ? Et je prends les paris que cette progression va être constante jusqu’au 22 avril.

Une campagne électorale digne et utile doit être un moment privilégié, où les idées s’entrechoquent et se confrontent dans la clarté. Comme pour tous les candidats, les idées portées par celui du Front de Gauche doivent être soumises à la critique. Nul ne doit se considérer comme une "vache sacrée".

Cela n’a jamais été le cas de Jean-Luc Mélenchon qui fait, depuis près de six mois, une "offre publique de débat" à toute la gauche, à commencer par François Hollande, sans réponse. Dommage. De plus, la critique est toujours bénéfique quand elle fait réfléchir. Elle gagne à être parfois portée par un trait d’humour. C’est de là que vient l’origine de l’image "du pédalo dans la tempête". Elle illustrait un raisonnement : les propositions de Hollande ne sont pas adaptées à la crise actuelle.

Pour sa part, le Front de Gauche avance à visage découvert. Son programme "L’humain d’abord !" est disponible en librairie. C’est à lui qu’il faut répondre.

Les petites attaques mesquines ne produisent que des petits effets mesquins. Il faut prendre le peuple de gauche au sérieux. Pour battre la droite, c’est indispensable. Si vous voulez critiquer Mélenchon, d’abord s’il vous plaît, lisez-le, écoutez-le. Et qui sait ? Il parviendra peut être à vous convaincre. À moins que, quoi qu’il dise et quoi qu’il écrive, votre opinion soit déjà faite. Mais à cela, malgré la meilleure volonté, je ne peux plus répondre. Pourtant, ouvrons nos yeux et nos oreilles. Une autre gauche est possible en 2012.

La vérité est finalement la suivante "Pour Mélenchon, l’ennemi c’est la résignation".

vendredi, 30 décembre 2011

déc. 11
30

Plutôt que vous acharner contre Mélenchon, écoutez-le !

Cet article à été publié dans la rubrique Le Plus du Nouvel Observateur, le 24 décembre dernier.

En trois jours, "Le Plus" du "Nouvel Observateur" a publié deux articles virulents dirigés contre Jean-Luc Mélenchon. Une réponse s’impose donc, elle sera commune aux deux.

Le plus récent est signé d’un militant du Modem qui considère "qu’en s’attaquant à François Bayrou, Mélenchon se transforme en Robin des Bobards". De quoi s’agit-il ? Notre contributeur est irrité que le Front de gauche ait osé éditer une brochure de 20 pages qui démontre que le programme de Bayrou n’est pas compatible avec une réelle politique de gauche.

Jean-Luc Mélenchon le 14 décembre 2011 à Nancy lors d'une intervention à Sciences Po (JC VERHAEGEN/AFP)

 Jean-Luc Mélenchon le 14 décembre 2011 à Nancy lors d'une intervention à Sciences Po (JC VERHAEGEN/AFP)

Ce document semble avoir atteint sa cible, mais du coup, l’insulte vole bas contre le Front de Gauche. Toutefois, comme toujours, l’arrogance et la moquerie ne sont pas bonnes conseillères. Aussi, pour se faire une idée précise sur les critiques du Front de Gauche contre le Modem, j’invite les lecteurs du "Plus" à lire attentivement ce document et à juger sur pièce.

Bayrou vs. Mélenchon

On peut être en désaccord avec ces 20 pages, bien sûr. Elles ont été rédigées pour faire réfléchir les électeurs de gauche, alors que le candidat socialiste se dit prêt à prendre M. Bayrou dans un éventuel futur gouvernement. Mais, il ne me semble pas acceptable de le balayer d’un revers de main en affirmant qu’il n’est qu’un tissu de bobards. Trop facile. Pour l’essentiel, ce document s’appuie sur des citations extraites du programme du MoDem ou des déclarations de M. Bayrou aisément vérifiables.

Notre ami contributeur ferait mieux d’expliquer et défendre le programme de M. Bayrou, au lieu de polémiquer avec une certaine fainéantise. Par exemple, il est indéniable que le candidat du Modem propose un plan de rigueur de 100 milliards d’euros. Il l’a dit et répété plusieurs fois, et notamment le 24 novembre 2011 sur TF1.

En quoi est-ce un "bobard", pour reprendre le terme utilisé, de comparer le projet du Modem d’augmenter de 50 milliards les recettes de l’Etat par des impôts injustes, notamment la hausse de la TVA de deux points, additionnés à 50 milliards d’économie sur les dépenses, avec les 18 milliards des plans Fillon et Sarkozy d’août et novembre dernier ? En quoi est-ce un "bobard" de constater avec tristesse que 100 milliards c’est 5 fois plus que les deux plans successifs du gouvernement actuel ?

Le "bobard" n’est-il pas dans la posture de M. Bayrou qui se présente comme un opposant à la politique économique menée actuellement, alors qu’il propose la même ? De même, concernant les enseignants, pourquoi notre ami du Modem, lui-même professeur, s’engage à tort, dans une petite polémique avec le Front de Gauche, mais n’assume pas que M. Bayrou a dit et répété qu’il ne reviendrait pas sur les 80 000 suppressions de postes dans l’Education nationale ? C’est tout de même une question majeure. L’a-t-il dit à ses collègues dans la salle des professeurs ? Ou se limite-t-il à ferrailler contre le Front de Gauche ?

Bref, confronter les idées, oui, même avec fougue et virulence. Mais insulter le Front de Gauche avec désinvolture et légèreté, en masquant les positions réelles de M. Bayrou me semble peu intéressant.

Le Front de Gauche n'épargne pas l'UMP

De même, deux jours auparavant, un autre contributeur, socialiste celui-ci, nous interpelle avec aplomb : "Camarade Mélenchon, plutôt que de taper sur Hollande, ayez un peu de courage !". Selon ce dernier, François Hollande serait devenu "l’unique cible" du candidat du Front de Gauche. Il nous invite donc assez doctement à aller au contact des ouvriers, puisque, selon lui, nous ne ferions pas assez. Il nous demande même de nous "mettre au boulot pour attaquer enfin (…) à Le Pen et Sarkozy".  Là, je dois dire, que je me suis frotté les yeux après avoir lu cette interpellation d’une suffisance presque comique. Dans quel monde vit ce Monsieur ? Sans doute pas le même que les militants du Front de Gauche.

Il est donc nécessaire de faire quelques petites mises au point. D’abord M. Hollande est-il l’unique cible de Jean-Luc Mélenchon et épargne-t-il l’UMP ? Non, voici quelques exemples pêle-mêle. Le candidat du Front de Gauche s’est confronté lors d’émissions télévisées à Marc-Philippe Daubresse, à Valérie Pécresse, à Christian Jacob, à Jean-François Coppé, à Christian Estrosi qui sont tous des dirigeants de premier plan de l’UMP. Qui en fait autant ? Qui dit mieux à gauche ? Et notamment au Parti socialiste ? Je ne suis pas sûr qu'il y en ait beaucoup.

Sur la politique de l’UMP, le Front de Gauche a parlé de "déclaration de guerre sociale". Il a dénoncé "l’Europe austéritaire de Merkozy", a indiqué que "Fillon va saccager le pays". Toujours à propos de Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon a déclaré : "Fillon prépare une économie de cimetière. Seuls les morts pourront vivre à l’aise dans ce pays puisqu’ils n’ont besoin de rien. C’est un contresens économique. L’austérité réduira l’activité, les rentrées fiscales baisseront et les déficits augmenteront. Toute l’Europe s’y met ! Partout, les résultats sont pitoyables."  

A propos du discours de Toulon de Nicolas Sarkozy, il a évoqué "un disque rayé (…) spectacle déplorable de dissertations socio-économiques devant une foule excitée de réactionnaires." Et l’on pourrait continuer à égrener d’autres exemples qui démontrent que nous n’épargnons pas l’UMP, bien au contraire. Nous en sommes les adversaires les plus conséquents et les plus déterminés.

Autre exemple, depuis septembre, 8 des 14 arguments, publiés dans la rubrique spécifique du "petit courrier", sur le blog de Jean-Luc Mélenchon ciblent exclusivement la droite (sur la prime de Sarkozy, sur l’industrie, la xénophobie, le Traité de lisbonne, etc). A propos des 6 autres, seuls 3 concernent la social-démocratie, mais il s’agit de l'Europe, de la Grèce, de l’Allemagne, et du Traité de Lisbonne à nouveau. A quoi, je tiens à ajouter l’existence d’une brochure contre les propositions M. Bayrou évoqué plus haut.

Mélenchon, mobilisé contre l'austérité

Le candidat du Front de Gauche n’irait pas assez au contact des ouvriers ? Bigre. Est-ce bien sérieux comme critique ? Jean-Luc Mélenchon est allé rencontrer les travailleurs de Fralib à Gémenos, des Fonderies du Poitou Aluminium à Ingrandes, de la SOBRENA à Brest, d’Arcelor Mittal à Florange, de Still à Montataire, de Randstad à Saint-Denis, sans oublier le soutien à Xavier Mathieu contre les test ADN, et bien sûr la visite vendredi à Roissy avec les grévistes. Je rappelle enfin qu’il était le seul candidat à la présidentielle à la manifestation du 13 décembre contre l'austérité. Qui dit mieux là encore ? Où étaient les dirigeants socialistes et leur candidat ?

Enfin, concernant le Front national, le candidat du Front de Gauche a déjà affronté deux fois Marine Le Pen sur un plateau télé ces derniers mois. Régulièrement, nous publions sur nos sites et blogs des argumentaires contre l’extrême droite. Laurent Maffeis, directeur de cabinet de Jean-Luc Mélenchon, a publié en septembre un ouvrage intitulé "Les cinq mensonges du Front national" (Editions Bruno Leprince) et je publie prochainement un autre ouvrage "Le parti de l’étrangère, Marine Le Pen contre l’histoire de France" (Editions Tribord) disponible en librairie le 19 janvier 2012. Quel parti en fait autant ?

Voilà donc une partie, bien incomplète, de notre bilan en cette fin d’année 2011. J’ai oublié d’évoquer les centaines d’initiatives, de réunions, d’assemblées citoyennes, qui se sont tenues dans toute la France. Aujourd’hui, j’affirme que le Front de Gauche est la force politique qui mobilise le plus de nos concitoyens. 

Enfin, s'il nous arrive parfois de nous en prendre à François Hollande, c’est précisément pour mieux battre la droite. Mais, pas de faux procès, ce n’est pas une obsession, lors du dernier grand discours de Jean-Luc Mélenchon devant 3000 personnes à Talence, le 1er décembre, pas une seule fois le nom de François Hollande n’a été évoqué. Et, il en de même lors de nos grands rendez-vous. Mais, il est vrai que nous pensons que les positionnements politiques du candidat socialiste, si comparables à ceux des autres partis sociaux démocrates européens, amènent notre pays dans le mur. Est-il possible de l’exprimer ? Ou est-ce là un crime de "lèse candidat" insupportable aux oreilles d'un électeur socialiste ? Je ne le crois pas.

Et si, le vrai courage, malgré la difficulté de la tâche, c’était justement de faire cela ? Ami socialiste, plutôt que nous insulter, viens nous aider. Ensemble, nous pouvons changer la gauche, vraiment.