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jeudi, 23 février 2012

fév. 12
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Invité du "Téléphone sonne" sur France inter

lts1.jpgHier soir, j'étais l'invité du Téléphone sonne sur France inter. Vous pouvez réécouter l'émission en cliquant ci-après. Cette émission fut l'occasion pour moi, en répondant aux questions des auditeurs, de faire la clarté sur notre analyse de la crise financière et nos propositions. Face à moi, le représentant du Front national a, comme d'habitude, voulu dresser quelques écrans de fumée pour ne jamais réclamer une autre répartition des richesses. La proposition de sortie de l'euro, qui en soit n'est pas une idée d'extrême droite, prend toute sa dimension d'artifice dans le cas présent.

 

 

lts2.jpgJ'ai donc essayé de mettre tout cela en lumière hier soir, refusant de laisser ronronner l'émission dans un sage échange entre deux forces politiques respectables. Je vous laisse juge du résultat. Pour moi, le Fn c'est l'ennemi suprême. Partout où je le pourrai, je les affronterai avec tous mes camarades du Front de Gauche.

Précisement, dans quelques heures je retrouve Jean-Luc Mélenchon pour échanger avec lui avant l'émission de France 2 "Des paroles et des actes" où il sera confronté à Marine Le Pen. Ce débat sent la poudre puisque la présidente du FN a répété en conférence de presse qu" "en aucun cas, je ne débattrai avec Mélenchon". Nous verrons donc ce soir.La vérité est qu'elle a peur. On comprend aisément pourquoi.

dimanche, 12 février 2012

fév. 12
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Invité de « Salut les terriens » sur Canal +

Samedi soir, j’étais l’invité de l’émission sur Canal +  « Salut les terriens » animée par Thierry Ardisson. Vous pourrez la regarder ci-après. J’étais invité pour aborder deux sujets. Premièrement, le « problème » des 500 signatures que rencontrerait Marine Le Pen. Vous pourrez écouter mon opinion sur le sujet. Selon moi, ce qui est antidémocratique, c’est la Ve République. Il faut changer le système. C’est pourquoi le Front de Gauche propose le passage à la VIe République par une Assemblée constituante. C’est la façon de mettre fin à la monarchie présidentielle actuelle, dans laquelle le président élu piétine la démocratie. 

A mes yeux donc, le thermomètre pour juger du caractère démocratique de nos institutions n’est pas la présence ou non du FN. Si le FN n’a finalement pas de candidat, le Front de Gauche n’y sera pour rien. Nous combattons les idées du FN politiquement, de façon publique, pas en nous réjouissant du caractère antidémocratique de notre système politique. Mais, nous ne pleurerons pas si l’incompétence de l’équipe actuelle qui dirige le FN n’arrive pas à réunir les signatures de Maires nécessaires. J’ai constaté au cours de l’émission, que M. Hervé Morin était prêt à donner des signatures de Maires au FN. Ce n’est pas mon cas, je préfère le dire franchement.

Enfin, ces difficultés rencontrées par Marine le Pen, mettent à nu qu’en 2002 et 2007 l’UMP a aidé le FN pour réunir 500 signatures. Cela en dit long sur le rôle de cette formation. Aujourd’hui, engagé pour des raisons électorales abjectes dans une « extrême droitisation » de son discours, Nicolas Sarkozy, et le sinistre Claude Guéant, veulent peut être évacuer le FN du premier tour. Ils hésitent encore. Pas sûr qu’ils aient tranché leur stratégie. Dans l’ombre, je prends les paris qu’ils négocient avec le FN comme ils l’ont fait par le passé.

D’ici le 16 mars, l’UMP fait « mariner » le FN.

Le deuxième sujet aborder lors de l’émission concernait la récente grève d’Air France. Après l’émission, quelqu’un via « Facebook », m’a fait parvenir la précision suivante que j’avoue ignorer avant l’émission : le vol pour lequel les passagers ont été forcé de descendre, et pour lequel Mme Nathalie Kosciuzco-Morizet a vivement réagi, était un vol pour lequel les pilotes avaient annoncé depuis 48 heures qu’ils étaient en grève. La direction le savait et a fait le choix de laisser pourrir cette situation. Ce n’était donc qu’une provocation pour affaiblir les grévistes. 

Enfin, un détail, en décembre, Jean-Luc Mélenchon est allé soutenir les personnels chargés de la sécurité surexploités des Aéroports de Paris (ADP), payés parfois moins que le SMIC. Regardez l’émission, et n’hésitez pas à me faire des commentaires.

vendredi, 20 janvier 2012

janv. 12
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Présidentielle : Le Front de Gauche dénonce ''les idées pourries" du FN

etrangr.jpgLa campagne s'emballe pour le Front de Gauche. Tant mieux. J'étais à Metz mercredi soir avec Jean-Luc Mélenchon où près de 3000 personnes se réunis pour l'écouter. Dans cette ville, c'est exceptionnel et le FN avait peiné à rassembler 1000 personnes il y a un mois ici même. Oskar Lafontaine, notre camarade de Die Linke, était venu pour afficher son soutien. La salle était pleine de ce public populaire qui vient de plus en plus nombreux depuis quelques jours. Jean-Luc a insisté dans son discours sur tous les mensonges du discours du FN et de quelle manière ce parti ne représente en rien les ouvriers et les catégories populaires. Il est l'adversaire premier de tous les partageux comme nous.S'il fallait résumer les choses en un mot, je dirais : le FN refuse de partager les richesses et veut appliquer une politique d'austérité. Le Front de Gauche propose une autre cohérence. Je n'oublie pas bien sûr que le FN a cette dangereuse particularité, c'est même sa marque de fabrique, parmi les austéritaires, de vouloir frapper plus durement encore les travailleurs étrangers et leur famille.

De retour à Paris, me voilà hier invité à 13h sur RMC pour croiser le fer avec le Directeur de campagne de Marine Le Pen, M. Florian Philippot. le sujet était "le vote ouvrier est-il favorable à Mélenchon". Egal à lui même, M. Philippot a manié l'anticommunisme primaire contre moi évoquant même Brejnev... Bah ! Ce ne fut pas très performant et comme on dit chez moi dans le midi : "Laissons la peur du rouge aux bêtes à corrnes". Vous pouvez reécouter l'émission en cliquant ici.

Puis, j'ai donné une interview dans France Soir, que je vous propose de lire. Avant cela, je vous rappelle que mon livre est désormais disponible en librairie. Hier, Libération, Le Figaro, Le Monde et Marianne 2, l'ont évoqué. Courrez donc l'acheter vous dis-je et venez m'en faire une critique sur ce blog. Il est trouvable dans toutes les grandes librairies et si ce n'est pas le cas, sermonnez vertement le libraire de ma part, et commandez le !

 

Pour Alexis Corbière, proche de Jean-Luc Mélenchon, l'"opération nettoyage" lancée par le chef du Front de Gauche vise à mettre un terme à la campagne d'"enfumage" lancée par Marine Le Pen en vue de récupérer l'électorat ouvrier.

Alexis Corbière (à gauche), ici en compagnie de Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français
Alexis Corbière (à gauche), ici en compagnie de Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français MaxPPP/© Gaël Dupret

France-Soir : Pourquoi Jean-Luc Mélenchon a-t-il lancé une « opération nettoyage » à l'encontre de Marine Le Pen (lire notre article) ?
Alexis Corbière : Nous sommes à moins de 100 jours du premier tour de l'élection présidentielle et nous voulons définitivement mettre un terme à la campagne d'enfumage menée par Marine Le Pen. Elle veut faire croire que les ouvriers et les employés sont avec le Front national, ce qui est faux. J'en veux pour preuve le meeting qu'a tenu Jean-Luc (Mélenchon, ndlr) hier soir (mercredi soir, ndlr) à Metz et qui a rassemblé 2.500 personnes. Nous étions deux à trois fois plus nombreux dans la salle que lors du passage de Marine Le Pen il y a un mois. Nous sommes sur une dynamique incomparable avec celle des autres candidats et nous ne pouvons pas laisser le FN continuer son baratin sans réagir.

F.-S. : La plupart des études et des sondages indiquent pourtant que les ouvriers et les employés sont plus enclins à voter Le Pen que Mélenchon...
A. C. : Le premier comportement des ouvriers est malheureusement l'abstention. 70% d'entre eux ne vont pas voter. Les seules études sérieuses que l'on ait dans ce domaine montrent qu'il y en a effectivement environ 22% qui ont déjà voté FN. Ce qui veut dire que 90% des ouvriers ne votent pas FN. Ce n'est pas la même chose. Nous voulons leurs rendre leur dignité en affirmant : « Non, la classe ouvrière n'est pas acquise au FN ».

F.-S. : Jean-Luc Mélenchon estime-t-il que l'électorat ouvrier et employé lui est acquis ?
A. C. : Nous nous adressons au peuple et aux travailleurs. A tous les travailleurs ! Nous ne nous accaparons pas les ouvriers. Il ne nous appartiennent pas. Ce que nous disons, c'est que Marine Le Pen ne les défend pas. C'est une entourloupeuse qui fait de belles annonces, mais qui ne veut absolument pas modifier la répartition des richesses. Elle se présente comme la seule alternative à ce que son père appelait la bande des quatre (PS, PC, RPR, UDF, ndlr), mais, en réalité, elle en fait désormais partie, contrairement à nous.

F.-S.: « Semi-démente », « chauve-souris » : pourquoi utiliser des termes aussi forts ?
A. C. : Parce qu'il y en a ras-le-bol des incohérences de Marine Le Pen, de ses idées pourries et absurdes qui visent à faire croire que la crise est la faute des étrangers ! Ça suffit ! Pour le reste, on peut mettre cela sur le compte de l'enthousiasme et du naturel de Jean-Luc.

F.-S. : Jean-Luc Mélenchon n'a jamais été très tendre avec François Hollande. A-t-il décidé de changer de stratégie et de le préserver de ses attaques ?
A. C. : Le Front de Gauche ne s'est jamais trompé de combat. Le FN est l'ennemi n°1 de la République, donc le nôtre. Cela ne nous empêche pas de mener notre campagne contre François Hollande - qui est notre concurrent, pas notre adversaire - car il est lui aussi austéritaire. Il ne vous aura par ailleurs pas échappé que la campagne médiatique, que ce soit sur le service publique ou en Une de Libération, affirmant que les ouvriers voteront massivement Le Pen et visant à placer le FN au centre des débats est une manière d'appeler à voter utile.

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