mlp2.jpgJe reviens dans ce billet sur le discours prononcé par Marine Le Pen le dimanche 11 septembre à Nice. Non pas que ce sujet m’obsède, mais parmi les tâches que je me suis fixé en cette rentrée, il est celle d’aider à la riposte idéologique contre le Front National. Mon précédent billet était surtout humoristique contre les « nouvelles recrues », plutôt has-been, de Mme Le Pen. Au passage, je constate avec consternation combien j’avais raison sur le « cas » Gilbert Collard (voir cet article du Monde à son sujet). Ce type est un des points faibles du dispositif présidentiel de Mme Le Pen, et il sera bientôt, contre sa volonté, le "dynamiteur fou" du système mariniste. Je prends les paris.

Mon billet publié il y a quelques jours ne suffit pas toutefois à forger un argumentaire complet. Ce travail doit être fait. J'apporte ma contribution. Le discours de dimanche de la nouvelle « chef » du FN est intéressant à analyser, il mérite donc une certaine attention pour ceux qui veulent construire une riposte argumentée. Voici donc quelques remarques, non exhaustives loin de là, aidées par les conseils toujours judicieux de mon ami et camarade Mathieu Agostini, esprit brillant et précis.

Quelques mots d’abord sur l’architecture générale de ce discours de 15 pages et de près d'une heure, dont la presse raconte qu'il a été rédigé par Marine Le Pen toute seule. Je la trouve symptomatique sur les priorités actuelles de ce parti qui, soyons franc, restent les mêmes qu’auparavant. Ceux qui nous affirme qu'avec la fille Le Pen le FN a modifié sa nature en auront pour leurs frais. La vitrine a changé, mais la boutique reste la même. Jugez vous même comment ce discours est construit. La première page concerne la vie interne du Front national. Ensuite, les 3 pages suivantes sont dirigées contre l’UMP et Nicolas Sarkozy (et un zeste contre le PS). Puis, il en vient 5 contre l’immigration (soit un tiers du discours) sur lesquelles on peut dire plus précisément qu’il y en a 3 exclusivement contre l’immigration et 2 sur l’insécurité, mais ces deux sujets sont comme toujours au FN totalement mêlés l’un à l’autre. Par la suite, il y a 2 pages sur la proposition que se veut "la" grande idée nouvelle de « réindustrialisation », puis encore 2 pages sur la gestion de la dette et la réduction des dépenses publique et enfin 2 pages de conclusion.

Quelques mots sur la syntaxe lepeniste. trvailleur.jpgIl faut noter que dans ce long discours de 7 000 mots, celui de « travailleurs » n’est utilisé que 4 fois, jamais celui « d’employés », alors que celui « d’immigrés » (ou « immigration ») apparaît 17 fois. Le mot de « spéculation » est absent, ainsi que celui de « riche ». Le mot de « licenciements » n’existe pas non plus dans son vocabulaire. Mme Le Pen ignore également les mots de « grève » ou « syndicat », et les verbes « résister » ou « lutter » ne sont jamais utilisés (pour être honnête, elle l'évoque à deux occasions pour appeler à la « lutte contre l’immigration », ce qui n'est pas vraiment un appel à la lutte sociale). Le mot de « patron » n’est utilisé qu’une seule fois en une heure, afin de les rassurer et leur dire que son projet « n’est (pas) l’anticapitalisme à la Besancenot qui propose d’accrocher les patrons à des crocs de bouchers ». Jamais une seule des luttes de salariés en cours n'est saluée et Mme Le Pen n'appelle pas les travailleurs (même exclusivement les français) à se mobiliser.

La chanson du Fn entonée par Marine Le Pen, c’est ce vieux tube des années 70 : Merci patron (français bien sûr) ! Quel bonheur de travailler pour vous ! Car, au-delà des poses et des postures de pseudo colère, le vocabulaire de Mme Le Pen éclaire où sont les principaux ressorts de ce parti. Malgré le changement de président, la ligne reste la même sur les fondamentaux. Pour le Fn de Marine le Pen comme pour celui de son père depuis 30 ans, le problème de notre pays ce n’est pas l’injuste répartition des richesses et la spéculation d’une minorité, mais principalement la présence d’immigrés !

Je rentre à présent un peu dans le détail de quelques points forts de son discours. Il débute par une large auto-satisfaction de la nouvelle présidente frontiste, certes pas totalement dénuée de fondements mais encore largement abusive en ce qui concerne ses résultats électoraux. En effet, Marine Le Pen affirme : « Les Français ont recommencé à croire en nous. Nous avons progressivement amélioré nos résultats électoraux aux élections régionales d’abord, et plus encore aux dernières élections cantonales. Nos performances ont fait trembler tout le système, et je peux vous le dire, il n’a pas fini de trembler… » C’est faux. Le FN de Marine Le Pen a indiscutablement retrouvé une dynamique politique et médiatique mais il n’a pas encore amélioré ses résultats électoraux en comparaison des précédentes élections. Quelques exemples : aux élections cantonales de 2004, le Fn avait obtenu 1 490 315 voix (7,4 % des inscrits). Il n’en a obtenu que 1 379 249 (6,8 % des inscrits) cette fois ci en 2011, soit une perte sèche de 120 000 voix. Aux Régionales de 2010, il a fait élire 118 Conseillers régionaux alors qu’il en avait 156 sortants. Enfin, aux européennes de 2009, Marine Le Pen elle même, certes pas encore présidente mais déjà largement médiatisée, a rassemblé 253 000 voix dans sa région nord, alors que Carl Lang qui dirigeait la liste FN en 2004 avait eu 331 000 voix. Pour l’instant donc, la « poussée irrésistible du Fn » n’a pas encore eu lieu. Concrètement, il retrouve son niveau électoral qu’il a depuis 20 ans après des années de crise. C’est bien sûr préoccupant, mais pas d’affolement.

travailleurs-immigres.jpgPar la suite, de façon pesante, concernant l’immigration, elle empile comme de coutume les chiffres les plus farfelus et les arguments d’autorités. Il est amusant de constater que, pour contester la récente étude d’universitaires lillois qui démontre que, contrairement aux idées reçues, l’immigration « rapporte » un solde positif de 12 milliards d'euros aux finances publiques, Marine Le Pen va chercher des arguments après d’un expert lié... à l’OTAN ! Alors que quelques minutes auparavant, dans le même discours, elle avait affirmé que Sarkozy rabaissait la France en la plaçant sous le contrôle de l’OTAN. Comprend qui peut, qu’on en juge : « Le ministère des affaires sociales aura beau commander une étude à l’université de Lille pour expliquer aux naïfs que l’immigration enrichit la France, chacun prend conscience qu’en important des chômeurs à qui l’on accorde l’accès à tous les guichets on ne peut que gravement mettre en péril l’équilibre de nos budgets sociaux. Gravement et même très gravement si l’on en croit Yves-Marie Laulan, ex président du comité économique de l’OTAN, qui a enseigné à l’ENA et à Dauphine, et qui évalue à 70 milliards par an le coût de cette folle politique d’immigration. » Est-il bien sérieux de la part du FN de se réclamer de l’OTAN, instance soumise à la diplomatie américaine, pour critiquer la présence de travailleurs immigrés sur notre sol ?

travail-retraite.jpgAprès avoir expliqué que nous n’avions pas besoin de main d’œuvre supplémentaire, et qu’il fallait de ce fait expulser les travailleurs étrangers jugés « inutiles »,  Marine Le Pen propose de façon assez contradictoire selon moi, d’engager une « réindustrialisation » qui s’appuie sur une idée assez sidérante « Et je fais ici une proposition concrète pleine de bon sens : dans ce projet de réindustrialisation, (…) Je pense à tous nos retraités de l’industrie, ouvriers, ingénieurs, chercheurs, mais aussi à tous nos « seniors », jetés du marché du travail beaucoup trop tôt, uniquement parce qu’ils ont 52, 55 ou 57 ans et qu’ils sont jugés « inadaptés », ou « trop chers » !

Je propose de mobiliser ce formidable vivier pour la réindustrialisation du pays, (…) Je propose ainsi que les seniors partis avant l’âge de leur retraite, qui ont un savoir à partager avec nos jeunes, bénéficient en contrepartie de leur engagement de trimestres validés en extra pour leur retraite.

Quant à nos retraités qui seraient prêts à s’engager dans cette grande aventure collective, celle de la réindustrialisation du pays, ils pourraient jouir, en échange du temps passé, d’avantages spécifiques, comme des majorations de leurs pensions notamment. »

Incroyable, si le Fn était au pouvoir, ce serait donc aux travailleurs les plus âgés, fatigués et usés par des années de labeurs qu’il faut faire appel pour « réindustrialiser » le pays ? Subissant les conséquences de petites retraites, que Mme Le Pen ne propose pas d’augmenter, beaucoup seraient tentés à contre-cœur de se remettre au travail pour boucler les fins de mois. Est-ce cela le progrès à la sauce FN ? Le travail pour nos vieux qui ont tant donné ?  Peut-on sérieusement combattre le chômage dans la jeunesse avec de telles mesures ? Pire, Mme Le Pen propose aussi : « Et puis, j’en suis convaincue, il y aura l’armée des volontaires bénévoles, qui ne demanderont rien, mais qui seront simplement désireux et heureux de pouvoir transmettre leurs talents aux jeunes générations, celles qui feront la France rayonnante et industrielle de demain ! ». Le FN veut utiliser des « volontaires bénévoles » pour anti-fn.jpgmettre en œuvre la « réindustrialisation ». C’est sidérant. La France de 2011, n’est pas le Cuba socialiste des années 60 ou le Chili des années de 1970 à 1973, où de larges secteurs de l’économie avaient été à juste raison nationalisés et où il avait parfois été fait appel à des "volontaires nationaux" ! Mais, en 2011, ici les conditions sont totalement différentes? La France est un pays riche, très riche, où chacun doit être justement rémunéré pour son travail. C’est d’ailleurs là la question majeure pour 2012 : augmenter le pouvoir d’achat. Autant il est noble parfois de faire appel à des bénévoles sur des points très précis, autant considérer que c’est avec eux que l’on va « réindustrialiser » la 5e puissance économique mondiale, fleure comme un parfum de travail gratuit et non rémunéré absolument insupportable. Les patrons qui veulent payer la main d’œuvre toujours moins, devraient apprécier.

A propos de la dette publique, Marine Le Pen parle beaucoup, fait beaucoup de bruit avec sa bouche, mais ne dit rien de très précis comme solutions. Veut-elle la rembourser ou non ? C’est encore flou. Elle dénonce la fraude sociale, et bien sûr les immigrés, mais ne dit rien des exonérations de cotisations sociales pour les patrons (par exemple sur les heures supplémentaires) qui coûtent si chers à l’Etat et ne rapportent rien. Pour Mme Le Pen, si le gouvernement doit être critiqué c’est parce qu’il : « laisse prospérer la mauvaise dépense publique. Rien n’est fait contre elle. Au contraire : (..), on accroît chaque année l’immigration légale, je vous l’ai dit, mais aussi la fonction publique territoriale au bénéfice des roitelets des conseils régionaux ou généraux. On fait de la communication mais on ne s’attache pas à lutter contre la fraude sociale : quid des contrôles de train de vie suspects, dans les camps de roms ou dans certaines cités ? Rien n’est fait. » Quelles solutions pour elle ? En voici : « Il y en a pourtant immédiatement à faire : (…)Baisse de 2 % des sommes versées par l’Etat aux départements et aux régions avec interdiction d’augmenter les impôts locaux, 500 millions par an ; désactivation des 10 millions de fausses cartes vitale en circulation, 1 milliard d’euros par an. Et celles-ci sont les plus évidentes…. » On connaît ce genre de rengaine qui nous bassine depuis des décnnies et qui est généralement chantées par les ultra libéraux les plus vulgaires. Pour eux, les problèmes sont dus aux fraudeurs sociaux (généralement des gens très pauvres qui trafiquent pour joindre les deux bouts). Enfin, autre remarque sur les propositions du FN, si on baisse de 2 % la part de l’Etat qui va aux Régions et qu’elles ne peuvent plus augmenter les impôts, c’est évidemment les dépenses sociales qui vont être les plus frappées. Difficile après de défendre l’Etat qui doit protéger les plus modestes. Mais, le Fn n'est pas à une contradiction près.

Plus loin, Marine Le Pen présente ainsi son projet économique : « Notre modèle est rationnel, pragmatique, humain. Nous défendons une économie de marché mais dotée de frontières qui protègent et d’un Etat qui arbitre, qui régule, qui impulse, qui organise, qui condamne les excès et les abus, qui fait respecter une concurrence loyale en luttant contre les ententes, les abus de position dominante, les pressions et intimidations de la grande distribution, les situations de quasi-monopole.

Notre projet de redressement s’appuie sur un Etat qui permettra une économie libre en rééquilibrant les armes entre les indépendants et les grands groupes. » C’est clair.Le Fn défend donc un « capitalisme national », où les travailleurs français auront le bonheur patriotique de travailler plus pour des patrons français qui, c’est bien connu ne se sont pas honteusement enrichis ces derniers temps. C’est une forme d’exploitation « bleu, blanc, rouge » où il est hors de question de demander à nos patrons « bien de chez nous » des augmentations de salaires, une autre répartition des richesses, des droits nouveaux pour les salariés et des syndicats puissants qui défendent les travailleurs. Pour Mme Le Pen, entre français pas de lutte de classes ! On chasse les étrangers et on s'exploite entre français. C'est là toute sa fonction : détourner la colère sociale et ne jamais appeler les travailleurs à se mobiliser collectivement pour se défendre.

Durant toute cette heure de discours, elle n’aura en effet réclamé aucun droit nouveau pour les salariés, aucune augmentation du SMIC et des salaires, aucune revalorisation des pensions et des retraites, aucune demande de retour à la retraite à 60 ans à taux plein, aucune création de postes de fonctionnaire (si ce n’est des policiers). Rien de tout cela. Ces oublis sont une signature politique limpide. Aucun travailleur de ce pays n'a donc intérêt à voter pour le FN. J'insiste. Ce parti est dangereux pour le monde du travail car il a pour première fonction de nous diviser, de capter un bout de la colère sociale pour la diriger contre de faux responsables, de montrer nos camarades de travail, nos amis, nos voisins, comme les responsables de la crise, mais jamais le patronnat, jamais ceux qui profitent de la crise en spéculant.  

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Il faut souligner aussi que parmi les grands sujets absents de ce discours il y a l’Ecologie ! Rien. Pas un mot sur ce thème majeur, pas une référence de la part de Marine Le Pen. La crise écologique n’existe pas à ses yeux, la destruction de la planète pour la recherche incessante de profit n'est pas évoqué, le débat sur le nucléaire n’est bien sûr absolument pas abordé. Peut on vouloir diriger la France sans avoir une opinion claire, publique et assumée sur le nucléaire ? J'en doute.

Autre oubli, elle ne dit rien non plus contre les institutions de la Ve république (aucune évocation d’une VIe République). Elle propose seulement de généraliser l’utilisation de référendum d’initiative populaire. Elle n’évoque jamais la nécessaire convocation d’une Assemblée constituante pour changer de Constitution. Par contre, Mme Le Pen rend un hommage étonnant en conclusion de son propos à l’ancien Ministre de droite Jean Foyer pourtant responsable de la situation actuelle: « Je terminerai enfin mon discours en citant, une fois n’est pas coutume un grand professeur de Droit, l’un des artisans de la Constitution de la Vème République, qui en raison des aléas de l’histoire n’a pas été au Front National mais qui comptait beaucoup d’amis en son sein. Je veux parler de Jean Foyer

Jean Foyer proche du Fn ? Pourquoi pas. C'est possible. Cet homme de droite très réactionnaire, notamment sur les questions de mœurs, assimilait en 1981 la fin de la dépénalisation de l’homosexualité, votée par la gauche, à une autorisation à la pédophilie. Une telle outrance ne déplairait pas au Front national. Mais, je souhaite rappeler à Mme Le Pen, ce que disait ce même Jean Foyer à l’Assemblée nationale le 29 septembre 1972 : « la France est et demeurera, comme tous les pays voisins, une terre d'immigration. (..) Aujourd'hui comme en ce temps, l'immigration est une nécessité. (..)  une politique de l'immigration s'impose. On n'en discerne pas toujours aisément les traits. Mais quelle que soit cette politique, ceux des immigrés qui n'ont point l'esprit de retour devront s'intégrer dans la Communauté nationale. Notre Droit rénové de la nationalité le leur permettra sans les restrictions inefficaces qui causaient d'inutiles vexations. Au cours de sa longue histoire, la France a été un merveilleux creuset. (…) Le racisme est une stupidité odieuse qui a poussé aux plus grands crimes de l'Histoire. » Cela n’a pas été rappelé dimanche dernier à Nice. La présidente du FN devrait peut être vérifier un peu plus ses référence avant les citer. Mais, après tout, rions un peu, si cela lui fait plaisir à Mme Le Pen, je laisse volontiers cette femme au Foyer. Pour mieux libérer toutes les autres ?

En conclusion, nous dirons donc que pour Marine Le Pen il n'y a pas réellement d'urgence sociale puisqu'elle ne demande pas que l'on augmente les salaires à commencer par le SMIC, ni ne réclame de nouveaux droits pour les salariés qu'ils soient français ou non d'ailleurs. Elle ne demande aucune nouvelle répartition des richesses, ni aucun salaire maximum pour les patrons. Pas d'urgence démocratique non plus, puisqu'elle ne propose pas de changer de Constitution et rend hommage à un des pères de la Ve république. Pas d'urgence écologique, puisqu'elle n'aborde pas une seule fois cette question. Le Fn de Marine Le Pen c'est le rève des puissants et des patrons français. Avec eux dans le paysage politique l'injustice sociale a encore de beaux jours devant elle.

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Retrouvons nous tous ce week-end à la Fête de l’humanité, notamment sur le stand du Front de Gauche (avenue Gabriel Péri) et celui du Parti de Gauche. Le programme culturel et politique est copieux et dimanche, Jean Luc Mélenchon , le candidat commun du Front de Gauche à l'élection présidentielle, prendra la parole sur la grande scène. Ce sera pour moi un grand moment d'émotion. Durant cette Fête populaire, des centaines de débats auront lieu sur les différents stands et Forums. J'attire votre attention sur l'un d'entre eux. Samedi 17 septembre, sur le stand du Parti de Gauche (avenue DSC0247.jpgPablo Picasso) j’animerai un débat « décrypter le discours pour lutter contre le Fn » avec Caroline Fourest et Laurent Maffeis qui présenteront chacun leur dernier ouvrage sur le Fn et qui nous aideront à bâtir une stratégie efficace contre ce parti.

Venez nombreux : c’est samedi 17 septembre de 14h00 à 15h30 (stand du PG) Je vous y attends.