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dimanche, 21 septembre 2014

sept. 14
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Danger ! Sarkomence

Le service public d’information s’est passablement décrédibilisé ce soir en offrant 40 minutes particulièrement complaisantes à M. Nicolas Sarkozy. C’est peut-être là le seul point commun existant entre Charles de Gaulle et Sarkozy, quand ce dernier en a besoin, la télévision ressemble à l’ORTF. Il est quand même insensé que M. Sarkozy ait pu dire que lui durant son quinquennat n’a jamais menti aux français, alors que précisément ce fut 5 ans de mensonges répétés. Un exemple parmi d’autres est la remise en cause de la retraite à 60 ans, alors que durant la campagne de 2007, le candidat Nicolas Sarkozy avait promis qu’il n’y toucherait pas… et la liste des mensonges de M. Sarkozy est encore longue et aurait nécessité beaucoup plus que 40 minutes. Plus fondamentalement, durant ces 40 longues minutes, Nicolas Sarkozy n’a pas avancé une seule proposition concrète pour lutter contre les licenciements, les injustices sociales, pour augmenter le pouvoir d’achat, etc… bref pour faire face aux difficultés réelles que rencontre chacun d’entre nous. M. Sarkozy a eu droit à un long moment d’exposition égotique sans aucune contradiction. Tout cela est révélateur des tares profondes de la Ve République. Le monarque présidentiel, même si il a été chassé du trône, garde des privilèges. Quand on l’écoute dans le détail, on a tout de même entendu le même programme que celui de M. Pierre Gattaz, Président du Medef, c’est-à-dire remettre en cause notre modèle social au nom du fait qu’il « ne serait plus adapté ». De plus, M. Sarkozy souhaite utiliser le référendum avec plus de régularité. Cela mérite précision. Dans l’esprit de Sarkozy il s’agit d’une arme redoutable pour accentuer encore plus les pouvoirs énormes du président sous la Ve République. Danger donc. Rien à voir par exemple, avec notre demande de référendum révocatoire à la demande du Peuple. Cela en est même l’antithèse. Le retour de Sarkozy comme futur candidat de la droite pour 2017 nous impose d’accentuer notre exigence d’un passage à la VIe République par la convocation d’une Assemblée Constituante. Cet homme est dangereux. Pour s’opposer à lui, le PS est sa politique social-libérale n’est qu’une digue de sable fin qui serait balayée. Sur le fond leur politique sont quasi identique. Le plus terrible enfin serait que le rendez-vous électoral de 2017 soit entre la xénophobie antisociale du FN, le social ( ?) libéralisme absurde de MM. Valls/Hollande et le retour de Sarkozy que nous avions chassé avec difficultés en 2012. La profonde colère et exigence de justice sociale qui gonfle dans notre Peuple attend autre chose. La chaine d’information I télé m’a demandé de réagir en quelques secondes ce soir :
Alexis Corbière "Les grands mensonges de Sarkozy" par lepartidegauche

lundi, 15 septembre 2014

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Discours de Jean-Luc Mélenchon à la fête de l'humanité et accueil de Jérôme Kerviel au stand PG


Discours de Jean-Luc Mélenchon à la fête de l... par lepartidegauche
Jérôme Kerviel à la Fête de l'Humanité par lepartidegauche

mercredi, 3 septembre 2014

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Quel avenir pour le Front de Gauche ? (Tribune pour l'Humanité)

Du passé faut-il faire table rase ? Non. Le Front de Gauche a un avenir, à la condition qu’il soit lucide sur son passé et qu’il en tire des enseignements clairs pour le futur. Aussi, parlons-nous franchement. Finalement, la seule grande irruption du Front de Gauche sur la scène politique s’est produite en 2012 lors de l’élection présidentielle. En disant cela, je ne sous-estime pas nombre de luttes courageuses ou de campagnes victorieuses qui ont été menées ici et là, avant ou après, mais je considère néanmoins qu’aucune d’entre elles n’a eu autant d’impact politique et idéologique sur notre pays que la campagne de 2012. Les faits sont là pour attester de cet immense succès. C’est lors de cette élection que près de 4 millions de nos concitoyens, soit plus de 11% des votants, se sont prononcé pour les thèmes que nous avons placés au cœur de notre action. Quelle réussite ! Un tel résultat ne s’était jamais produit depuis plus de 30 ans.

De cette « campagne référence » de 2012, quels enseignements pouvons-nous tirer ? Sans oublier toutes ses audaces bouillonnantes et sa grande richesse intellectuelle, notre succès s’est forgé autour d’idées simples, exprimées par des slogans tournés vers le plus grand nombre comme « Place au Peuple » ou « Prenez le pouvoir ! » et que notre candidat Jean-Luc Mélenchon a exprimé lors du dernier meeting à Paris, 3 jours avant le premier tour, en termes clairs : « nous serons, et pour toujours, la force autonome, indépendante, exigeante, qui ne marchande pas (…) qui ne s’arrange avec personne d’autre que le peuple lui-même et avec son propre programme (…) faisons ensemble serment de cette Porte de Versailles : nous resterons unis tous ensemble, jusqu’à la victoire de la révolution citoyenne, jusqu’à la victoire de la 6e République ».

Depuis, toutes les composantes du Front de Gauche ont-elles respecté ce « serment de la Porte de Versailles » ? A l’évidence, non. C’est pourtant avec cette stratégie claire qu’il faut renouer. Le Front de Gauche pour gagner en puissance doit devenir un Front du Peuple, c’est-à-dire une force qui fédère d’abord le peuple afin qu’il devienne un acteur politique conscient apportant des réponses pratiques à ses problèmes. Le reste est subalterne. Deux ans après l’élection de François Hollande et son cortège de malheurs, notre peuple doit reprendre goût à l’action civique pour écrire un avenir conforme à sa longue histoire révolutionnaire. La bataille pour des droits politiques nouveaux dans la cité, dans l’entreprise, et pour la biosphère, peut être le cœur battant d’une remobilisation populaire qui, par une Assemblée Constituante, fondera l’intérêt général et le respect de sa souveraineté. Tout en portant une critique radicale contre la politique du gouvernement Valls 2, nous proposons de s’engager avec plus d’ampleur dans la création d’un mouvement populaire pour la 6e République. En faisant cela, nous ne nous éloignons pas de ce qui a fait l’identité du Front de Gauche. C’est l’inverse. Nous revenons boire à la source de sa jeune histoire.

Lors de son discours de rentrée, Marine Le Pen a appelé à « revenir à la 5e République », raillant ceux qui, comme nous, veulent la renverser. Logiquement, elle rejoint le cortège des oligarques qui défendent ces institutions antidémocratiques si pratiques puisque l’on peut continuer à gouverner même quand le Peuple n’est plus d’accord. Mais les plus ardents défenseurs de ces dernières, qui en usent et abusent, résident aujourd’hui à l’Elysée et à Matignon. Triste constat.

Cela démontre clairement qu’en nous engageant pour une 6e République, nous nous dressons sans ambiguïté contre tous nos adversaires.

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